Kylie Moore-Gilbert, une universitaire britannico-australienne détenue en Iran. Photo Twitter
La chercheuse anglo-australienne Kylie Moore-Gilbert, emprisonnée en Iran, est en "bonne santé" et régulièrement en contact avec sa famille, a affirmé mercredi le Haut conseil des droits de l'Homme, dépendant de l'Autorité judiciaire iranienne.
Professeure en études islamiques à l'Université de Melbourne, Mme Moore-Gilbert a été condamnée en Iran à dix ans de prison pour espionnage. Son arrestation avait été confirmée en septembre 2019 mais, selon sa famille, elle a été incarcérée plusieurs mois auparavant. Elle a toujours nié être une espionne.
La chercheuse "a accès aux mêmes services que les autres prisonniers, notamment les services médicaux", a indiqué le Haut conseil des droits de l'Homme dans un communiqué publié sur son site. "Elle a des livres, et dès qu'une requête est déposée, les livres dont elle a besoin lui sont procurés", a ajouté le Haut conseil, précisant qu'elle est "en bonne santé et purge sa peine en étant en contact régulièrement avec sa famille par téléphone."
Des défenseurs des droits humains en Iran avaient affirmé plus tôt en mai que la professeure avait tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours et n'était pas satisfaite de réponse de l'Australie à son incarcération. Dans un communiqué publié dimanche par le ministère australien des Affaires étrangères, sa famille assure lui avoir parlé "à plusieurs reprises" au cours des dernières semaines.
"Elle a démenti avoir tenté de se suicider ou avoir été torturée", est-il précisé dans le texte. "Elle semble en bonne santé, compte tenu de sa situation."
Kylie Moore-Gilbert est détenue dans la prison d'Evine à Téhéran, où est également incarcérée la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, condamnée le 16 mai à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale". L'Anglo-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe a également été détenue dans la même prison avant d'être placée en liberté surveillée à cause de la pandémie de Covid-19. L'Iran assure avoir libéré environ 100.000 prisonniers, dont un millier d'étrangers, afin de diminuer sa population carcérale pendant la pandémie.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine