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Rencontre

Abdel Samad à l’ordre des rédacteurs : les droits des journalistes et le secteur de l’information à l’honneur

La ministre de l’Information a repris le projet de loi de Melhem Riachi, auquel elle a apporté quelques amendements pour le rendre encore plus efficace.

La ministre de l’Information Manal Abdel Samad entourée des membres du conseil de l’ordre des rédacteurs présidé par Joseph Kossayfi.

La ministre de l’Information Manal Abdel Samad ne chôme pas. Entre deux réunions au Sérail ou au palais présidentiel et ses activités au ministère, elle trouve le temps d’élargir l’éventail de ses concertations pour faire avancer le projet de loi sur l’information et pour concevoir de nouvelles structures pour l’ensemble du secteur, actuellement en crise. C’est dans cette optique qu’elle s’est rendue hier au siège de l’ordre des rédacteurs où elle s’est entretenue avec le président Joseph Kossayfi et les membres du conseil de l’ordre.

Les consignes de distanciation sociale, qui étaient relativement respectées, n’ont pas réussi à éloigner la dynamique et volontaire ministre des représentants des rédacteurs de presse. Entre eux, le contact était non seulement facile, mais il y avait aussi un esprit de coopération, les deux parties étant soucieuses de protéger les journalistes en cette période de crise, ainsi que les libertés, qui sont consacrées par la Constitution.

Dans ce contexte, Mme Abdel Samad a précisé avoir repris le projet de loi présenté par le ministre Melhem Riachi, auquel elle a, avec son équipe, apporté quelques amendements destinés à le rendre encore plus efficace, a-t-elle assuré. Elle travaille, dans ce contexte, en coopération étroite avec les commissions parlementaires concernées, notamment celle de l’Administration et de la Justice, et celle des Télécommunications et de l’Information. Dans son projet, elle souhaite renforcer le rôle de l’ordre des rédacteurs pour qu’il puisse englober tous ceux qui sont considérés comme des journalistes, selon une définition bien précise de ce métier. De la sorte, l’ordre des rédacteurs devrait regrouper le plus grand nombre d’adhérents possible et organiser en quelque sorte ce métier, tout en assurant des droits à ceux qui travaillent dans le secteur de l’information et qui sont le plus souvent livrés à eux-mêmes. Ces questions ont sans doute été occultées pendant des années parce que la presse et les médias en général au Liban ont longtemps vécu un âge d’or qui s’est terminé aujourd’hui, d’abord à cause d’une crise mondiale puis en raison de questions spécifiques à la presse libanaise. Le secteur de l’information est d’ailleurs aujourd’hui l’un des plus frappés par la crise. Il ne s’agit pas seulement d’une question de libertés, mais de droits, de sécurité de l’emploi, d’indemnités, etc.

Mme Abdel Samad a aussi évoqué son projet pour organiser le travail des médias publics, qui ne sont pas à ses yeux, a-t-elle assuré, ceux du gouvernement, mais plutôt ceux de tous les citoyens. Il s’agit pour elle de trouver une structure qui puisse les gérer au mieux, qu’on l’appelle le Haut Conseil de l’information ou l’organisme de régulation du secteur de l’information.

Un rôle important

De son côté, Joseph Kossayfi a insisté sur le fait que l’ordre qu’il préside souhaite attirer un maximum d’adhérents, sachant que les journalistes ont plus que jamais besoin d’une structure qui les rassemble et qui défende leurs intérêts. Il a répété à l’attention de la ministre que l’ordre refuse le fait que les journalistes soient convoqués par les services sécuritaires ou devant des tribunaux pénaux, rappelant que la seule instance judiciaire compétente pour statuer sur les problèmes des médias et des journalistes, c’est le tribunal des imprimés.

Manal Abdel Samad a affirmé en résumé qu’elle travaille sur deux plans : protéger les libertés, tout en préservant le prestige de l’État et de ses institutions, et, en même temps, trouver des solutions aux droits matériels des journalistes car ce point est essentiel pour assurer la stabilité dans ce secteur, surtout en cette période de crise qui frappe en particulier les journalistes. Dans ce contexte, la ministre de l’Information suggère de créer une mutuelle pour les journalistes qui protège leurs droits à travers l’adoption d’un système d’indemnités de fin de service. Mais ce projet doit être étudié minutieusement pour lui trouver un financement, sachant que l’État libanais traverse lui aussi une grave crise financière. Concernant les licenciements abusifs et les garanties financières qui doivent être assurées aux journalistes, la ministre a estimé qu’il faudrait étudier ces questions en coopération avec le ministère du Travail. Elle a insisté sur le fait que le monde des médias a bien changé et qu’il faut suivre cette évolution sur le plan des structures et des lois, en ayant en tête les médias électroniques et le développement des nouvelles technologies.

Abdel Samad a répété que, selon elle, organiser le secteur de l’information est primordial car celui-ci a un rôle important à jouer pour donner une belle image du pays et y attirer ainsi les investisseurs.


La ministre de l’Information Manal Abdel Samad ne chôme pas. Entre deux réunions au Sérail ou au palais présidentiel et ses activités au ministère, elle trouve le temps d’élargir l’éventail de ses concertations pour faire avancer le projet de loi sur l’information et pour concevoir de nouvelles structures pour l’ensemble du secteur, actuellement en crise. C’est dans cette...

commentaires (2)

CURIEUSEMENT MME. M A SAMAD AVAIT DEJA SON PLAN TOUT PRET , QQS JOURS A PEINE APRES SA NOMINATION-J'EXAGERE UN PEU- ALORS QUE SON PRÉDÉCESSEUR LUI AVAIT PAUFINE UN PLAN TT A FAIT CONTRAIRE S'AGISSANT DE "LIQUIDER" LE MINISTERE & SES "FILIALES" INUTILES TELLES QUE TELELIBAN, POUR LE RESTE, JE N'EN SAIS RIEN C'EST AUX INTERRESSES DE SE POSER DES QUESTIONS

gaby sioufi

11 h 11, le 16 mai 2020

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Commentaires (2)

  • CURIEUSEMENT MME. M A SAMAD AVAIT DEJA SON PLAN TOUT PRET , QQS JOURS A PEINE APRES SA NOMINATION-J'EXAGERE UN PEU- ALORS QUE SON PRÉDÉCESSEUR LUI AVAIT PAUFINE UN PLAN TT A FAIT CONTRAIRE S'AGISSANT DE "LIQUIDER" LE MINISTERE & SES "FILIALES" INUTILES TELLES QUE TELELIBAN, POUR LE RESTE, JE N'EN SAIS RIEN C'EST AUX INTERRESSES DE SE POSER DES QUESTIONS

    gaby sioufi

    11 h 11, le 16 mai 2020

  • Il semble que voilà enfin un ministre (je rappelle que le mot "ministre" est masculin, indépendamment du sexe de la personne qui occupe la fonction, tout comme "ambassadeur", "juge", ou encore "victime", "témoin" ou "sentinelle"...) qui fait son travail. Une bonne nouvelle!

    Yves Prevost

    07 h 28, le 16 mai 2020