Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a confirmé hier pendant le Conseil des ministres que le forage effectué dans le bloc n° 4 de la Zone économique exclusive (ZEE) n’avait pas permis de confirmer la présence de réserves d’hydrocarbures suffisamment importantes pour être commercialisées sur ce point. Une information qu’il avait déjà révélée lors d’une conférence de presse conjointe avec des représentants du géant français Total fin avril au ministère. Le ministre a toutefois ajouté qu’il y « avait encore la possibilité de creuser deux puits supplémentaires », sans plus de précisions. Contacté, le service de presse du ministère n’a pas pu fournir plus d’informations.
Le consortium, composé de Total (40 %), de l’italien ENI (40 %) et du russe Novatek (20 %), a obtenu en février 2018 les licences d’exploitation concernant les blocs n° 4 (centre) et n° 9 (Sud) de la zone ZEE, qui en compte dix au total. Le consortium a ensuite mandaté la société américaine Vantage Drilling qui a entamé depuis fin février le processus de forage d’un puits situé dans le bloc n° 4. Un second round d’attribution mettant en jeu cinq autres blocs a été lancé il y a un an, et sa date limite de dépôt des candidatures a été repoussée au 1er juin. Les travaux d’exploration du bloc n° 9 pourraient démarrer vers fin 2020. Ce dernier se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre.


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