Une poignée de manifestants se réclamant de la "révolution du 17 octobre" 2019, date du début du soulèvement populaire contre la classe politique et financière libanaise, s'est rassemblée mardi matin devant le siège de l'ambassade de France au Liban, rue de Damas, afin de protester contre le projet d'aide financière internationale au pays du Cèdre qui fait face à sa pire crise économique en trente ans.
Parmi les manifestants, se trouvaient plusieurs militaires à la retraite. Un ancien officier présent parmi les manifestants a interpellé, par le biais du micro de la chaîne LBCI, les autorités françaises, leur disant que le Liban "n'a pas besoin d'aide internationale", mettant en garde contre tout soutien à une classe politique jugée corrompue par les contestataires. Ce porte-parole a affirmé que les manifestants étaient rassemblés pour protester contre la conférence tenue en avril 2018 à Paris (CEDRE).
Lors de cette conférence, les bailleurs de fonds internationaux avaient promis une enveloppe de plus de 11 milliards de dollars de prêts et de dons au Liban, à condition que le pays mette en place de profondes et sérieuses réformes et des projets d'infrastructure. Mais ces promesses sont jusque-là restées lettre morte.
Le Liban a fait défaut sur le remboursement de sa dette colossale, une première dans son histoire. Le gouvernement a adopté dernièrement un plan de redressement économique, qui prévoit un recours à une aide financière du Fonds monétaire international (FMI). Les discussions avec le Fonds doivent débuter demain en principe. Ce plan de redressement ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique ou encore au sein de la population.


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