Au moins 22 combattants ont été tués hier en Syrie dans des affrontements entre les forces du régime et des jihadistes, malgré une trêve précaire observée dans le nord-ouest du pays en guerre depuis deux mois, a rapporté une ONG. Ces dernières semaines des combats sporadiques ou des tirs d’artillerie ont pu secouer la province d’Idleb et des territoires adjacents, malgré un cessez-le-feu adopté début mars pour cette région qui constitue l’ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie.
Les affrontements d’hier ont tué « 15 combattants des forces du régime ou de milices alliées, mais aussi sept jihadistes », notamment de Houras al-Din, groupuscule lié à el-Qaëda, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les violences dans le nord-ouest de la province de Hama, voisine d’Idleb, ont été déclenchées après un assaut jihadiste nocturne contre des positions du régime, d’après la même source. Le bilan « est le plus élevé depuis l’entrée en vigueur de la trêve », a précisé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

