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Économie - Dette

Lagarde tient tête à la justice allemande

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a prévenu hier qu’elle ne se laisserait pas démonter par les critiques cette semaine de la Cour suprême allemande à l’encontre de sa politique de soutien maximal à la zone euro.

Dans un jugement retentissant, la Cour constitutionnelle allemande a lancé la semaine dernière un ultimatum à la BCE. Elle lui a demandé de justifier d’ici à trois mois le bien-fondé de ses rachats de dette publique à hauteur de 2 378,86 milliards de dollars menés depuis 2015, estimant qu’ils avaient des effets nocifs sur des pans entiers de l’économie, notamment les épargnants pénalisés par des taux d’intérêt très bas. À défaut, les juges menacent d’interdire la Banque centrale allemande de participer aux programmes d’aide de la BCE, ce qui les priverait d’une grande partie de leur efficacité.

Mme Lagarde a aussi poliment renvoyé la Cour constitutionnelle allemande dans les cordes, en signifiant que, sur le fond, la BCE n’avait pas de comptes à rendre à une juridiction nationale de ce type. La Banque centrale est « une institution européenne, responsable devant le Parlement européen et sous la juridiction de la Cour de justice de l’UE », a-t-elle lancé en forme de mise au point. Toutefois, « Mme Lagarde va chercher une solution diplomatique qui protège l’indépendance de la BCE tout en satisfaisant les exigences des juges », a expliqué à l’AFP une source proche des banques centrales.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a prévenu hier qu’elle ne se laisserait pas démonter par les critiques cette semaine de la Cour suprême allemande à l’encontre de sa politique de soutien maximal à la zone euro. Dans un jugement retentissant, la Cour constitutionnelle allemande a lancé la semaine dernière un ultimatum à la BCE. Elle lui a demandé de justifier d’ici à trois mois le bien-fondé de ses rachats de dette publique à hauteur de 2 378,86 milliards de dollars menés depuis 2015, estimant qu’ils avaient des effets nocifs sur des pans entiers de l’économie, notamment les épargnants pénalisés par des taux d’intérêt très bas. À défaut, les juges menacent d’interdire la Banque centrale allemande de participer aux programmes d’aide de la BCE, ce qui les...
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