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Venezuela

Une dizaine de personnes arrêtées pour avoir évoqué le Covid-19



Nicolas Maduro lors d'une conférence de presse à Caracas, le 6 mai 2020. Miraflores Palace/Handout via REUTERS

Une dizaine de personnes, dont la plupart sont des personnels de santé, ont été interpellées au Venezuela ces dernières semaines pour avoir évoqué publiquement la pandémie de nouveau coronavirus, a affirmé une ONG de défense des droits de l'Homme jeudi.

Au total, une centaine de personnes ont été arrêtées "pour des raisons politiques" depuis le mois de mars, dont dix "ont parlé publiquement de la pandémie", a déclaré Alfredo Romero, directeur de Foro Penal lors d'une vidéoconférence. Selon cette ONG vénézuélienne très critique du gouvernement de Nicolas Maduro, il y a actuellement 362 "prisonniers politiques" au Venezuela, un terme que récusent les autorités vénézuéliennes.

Au sein du groupe de dix personnes interpellées se trouvent notamment "un homme de 70 ans qui travaille dans le secteur de la santé et qui est assigné à résidence" et "une technicienne-biologiste qui a évoqué un cas (de coronavirus, ndlr) sur WhatsApp et s'est aussi retrouvée assignée à résidence", a énuméré M. Romero. "Un infirmier (a été) arrêté pour avoir diffusé une vidéo dans laquelle il dénonçait l'état de l'hôpital" où il travaille, a-t-il ajouté.

Le Venezuela traverse la pire crise économique et sociale de son histoire récente. Ses hôpitaux publics sont souvent insalubres et les pénuries de médicaments et de matériel médical y sont fréquentes. Pour tenter de prévenir la propagation du coronavirus, Nicolas Maduro a décrété un confinement général le 17 mars. Et plusieurs tonnes de matériel médical (masques, respirateurs...) sont arrivés ces dernières semaines au Venezuela en provenance de Russie et de Chine, deux alliés du dirigeant socialiste.

Officiellement, le pays de trente millions d'habitants a recensé pour l'instant 379 cas de Covid-19 et dix décès liés à la maladie. L'opposant Juan Guaido conteste ces chiffres et accuse le gouvernement de "mentir de manière effrontée" sur la pandémie au Venezuela, qui partage une frontière de plus de 2.000 km avec le Brésil, pays le plus touché par la maladie en Amérique latine.


Une dizaine de personnes, dont la plupart sont des personnels de santé, ont été interpellées au Venezuela ces dernières semaines pour avoir évoqué publiquement la pandémie de nouveau coronavirus, a affirmé une ONG de défense des droits de l'Homme jeudi.

Au total, une centaine de personnes ont été arrêtées "pour des raisons...