Le ministre libanais des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé (d.), reçu par le président Michel Aoun à Baabda, le 4 mai 2020. Photo Dalati et Nohra
Le ministre libanais des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé, a évoqué lundi avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, une série de propositions permettant aux commerçants, propriétaires d'agences de voyage ou d'écoles de bénéficier d'un soutien de l'Etat pour faire face à la fermeture de leurs institutions dans le cadre de la mobilisation générale proclamée pour lutter contre le coronavirus.
Il a notamment suggéré d'accorder des prêts exceptionnels, sans intérêts, aux propriétaires d'établissements touristiques ou pédagogiques ou aussi de sociétés ayant été obligés de fermer leurs portes entre le 17 octobre 2019, date du début d'un mouvement de contestation de grande ampleur, et la fin de la pandémie de coronavirus, afin qu'ils puissent payer tous leurs dus. Il a également suggéré d'autoriser exceptionnellement aux agences de voyage de rembourser en livres libanaises, au taux officiel (1507 livres pour un dollar) leurs prêts bancaires contractés en devises. Le ministre des Affaires sociales a encore évoqué avec le chef de l'Etat plusieurs suggestions permettant d'alléger le fardeau des propriétaires de commerces et d'agences de voyage, et tous les Libanais exerçant des professions libérales, notamment avec des réductions de loyer des espaces commerciaux ou des exemptions de frais de retard pour le paiement des taxes.
Avec le début du mouvement de contestation, le 17 octobre, de nombreuses grèves générales avaient été observées dans de nombreux secteurs. De nouvelles fermetures et arrêts de travail ont eu lieu avec l'annonce de la mobilisation générale et du confinement, proclamés afin d'éviter toute propagation du Covid-19 au Liban, venant aggraver encore plus la crise économique et financière qui touche le Liban depuis l'été.


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