Le président des organismes économiques libanais et ancien ministre des Télécoms, Mohammad Choucair. Photo P.H.B.
Les organismes économiques libanais, qui planchent actuellement sur une feuille de route relative au plan de sauvetage préparé par le gouvernement de Hassane Diab, ont appelé mardi les partis politiques du pays à mettre de côté leurs différends afin de faire face à la prise crise économique et financière que connaît le Liban en trente ans.
"Aujourd'hui, il ne s'agit pas de faire porter la responsabilité de la crise à qui que ce soit, mais cela ne veut pas dire que l'on doit se dédouaner et se contenter d'observer ce qui se passe, car dans les deux cas, tout le monde sera affecté par le chaos, sans exception", a estimé l'organisation patronale dirigée par l’ancien ministre des Télécoms Mohammad Choucair. Elle a ensuite appelé "toutes les forces politiques à rejeter la division et mettre de côté leurs différends". "Nous demandons en particulier à l'autorité politique responsable de la gestion des affaires du pays à déployer tous ses efforts pour rassembler les Libanais et profiter de leurs capacités en se focalisant sur les moyens de sauvetage, car le pays a besoin de tous ses talents pour être sauvé", a encore souligné l'organisation.
"Faites participer tout le monde : les forces politiques, la Banque du Liban, les différentes banques, le secteur privé, les professions libérales, ainsi que la société civile, à ce chantier national pour sauver le pays", ont poursuivi les organismes économiques. Ils ont appelé enfin le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Hassane Diab, à "immédiatement pousser vers les mesures nécessaires pour un vrai sauvetage, notamment les différentes réformes approuvées par le gouvernement actuel et précédent".
La crise économique et financière actuelle est accompagnée d'un effondrement de la livre libanaise qui a perdu dernièrement plus de 160% de sa valeur par rapport au dollar. Une forte hausse des prix et un taux de chômage galopant ont poussé une nouvelle fois les Libanais dans la rue, ces derniers jours, après plusieurs semaines de pause en raison des mesures de confinement pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Depuis le 17 octobre 2019, le Liban est secoué par une révolte populaire sans précédent.


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