ENSEIGNEMENT PRATIQUE

Des jeunes s’engagent pour le don d’organes

Des étudiants en 1re année de relations publiques à l’UL ont conçu et lancé « Shape another life », une campagne de sensibilisation sur le don d’organes en collaboration avec le comité national pour le don et la greffe des organes et des tissus (NOD).

Engagés pour le don d’organes, les étudiants en 1re année de relations publiques de la faculté d’information de l’Université libanaise, branche 1, ont tenu à faire parvenir leur voix et leur message au grand public. Photo Mahdi Mekkawi

C’est dans le cadre du cours intitulé « Introduction aux relations publiques et à la publicité » de Hatem el-Zein, professeur à l’Université libanaise, branche 1, que l’idée d’une campagne de sensibilisation au don d’organes va naître. Au départ, Hatem el-Zein lance le projet de réalisation d’une campagne de sensibilisation auprès de ses étudiants de première année. « Dès la troisième semaine de cours, j’ai su que ces jeunes étaient capables d’effectuer un projet de grande envergure. Et pour qu’ils s’intéressent à leur spécialisation et qu’ils s’attachent à ce projet, j’ai choisi le format d’une campagne de sensibilisation parce qu’il exige un travail pratique », explique-t-il. Si les cinq groupes d’étudiants qui forment la classe de Hatem el-Zein ont proposé chacun un sujet pour la campagne à concevoir, c’est celui du don d’organes qui a reçu le plus de votes de la part des jeunes universitaires. « C’est un sujet humaniste à travers lequel nous valorisons l’importance de penser à l’autre. Chacun de nous peut laisser des traces positives en essayant de faire de son mieux pour aider les autres. Il est essentiel que les gens soient sensibilisés sur ce sujet, qu’ils réalisent que le don d’organes peut soulager la douleur de certains patients ou sauver leur vie », estime Nour Kiwan, membre du groupe d’étudiants qui a proposé le sujet du don d’organes et qui a nommé la campagne Shape another life. « J’étais très enthousiaste d’entamer le projet. J’étais seulement un peu tendue au début, par peur d’effectuer des erreurs ou de ne pas pouvoir faire parvenir les idées, mais, heureusement, lorsque nous avons commencé le projet, le sérieux dans le travail et l’assiduité de tous ont estompé cette peur », confie l’étudiante Maryam Hazimé qui s’est occupée, entre autres, du design et du logo.

Se répartissant les tâches, près de quinze étudiants ont ainsi collaboré au niveau des différentes phases de réalisation de la campagne (qui a eu lieu avant le confinement), depuis la recherche jusqu’à l’organisation de son lancement. Il fallait ainsi travailler le contenu et réaliser la brochure, concevoir le logo de la campagne et le kit média, entrer en contact avec le Comité national pour le don et la greffe des organes et des tissus (NOD), effectuer des entrevues avec différentes personnalités, comme un médecin spécialiste et des chefs religieux pour recueillir le point de vue de différentes confessions sur le sujet, préparer le programme du lancement, ainsi que créer une page consacrée à la campagne sur les réseaux sociaux.

Responsable de la gestion de la campagne et de la logistique, Nour s’est aussi engagée dans d’autres tâches relevant de son domaine de compétences, tout comme le reste de ses camarades, d’ailleurs. « J’ai participé à alimenter les pages de la campagne sur les réseaux sociaux, afin d’informer le public sur notre travail, j’ai rédigé une partie de la brochure, et j’ai assuré le suivi du travail, en coordonnant entre les membres du groupe », énumère Nour.

Les avantages de l’apprentissage pratique
Toutefois, pour des étudiants en 1re année, réaliser une telle campagne représente un grand défi. « Nous avions peur et nous étions soucieux au début de commettre des erreurs, sans avoir la possibilité de les rectifier. Vu que l’on s’adressait directement au public, se tromper était quasi interdit », avoue Nour. Par contre, évaluant le travail accompli, celle-ci admet qu’en fin de compte, « c’est l’expérience en soi qui nous permet d’apprendre, beaucoup plus que l’enseignement théorique. Il faut que nous-mêmes effectuions le travail, fassions des erreurs et les rectifions pour bien comprendre. Nous n’avons peut-être pas été professionnels, mais en tant que première fois, nous avons senti que nous nous en sommes quand même bien tirés. Pour une prochaine fois, cette expérience nous empêchera de reproduire les mêmes erreurs », assure-t-elle.

Pour Hatem el-Zein, il était primordial que les étudiants expérimentent le terrain, au risque de se tromper parfois. Ainsi, après le lancement de la campagne, le professeur a consacré une séance du cours à l’autoévaluation. « Effectuer ce projet a renforcé la confiance en soi des étudiants. Cela stimule leur créativité et les incite à mieux se donner plus tard », nous dit-il. D’ailleurs, Nour le confirme : « Expérimenter le terrain est la meilleure façon de tirer des leçons pour le futur. »




C’est dans le cadre du cours intitulé « Introduction aux relations publiques et à la publicité » de Hatem el-Zein, professeur à l’Université libanaise, branche 1, que l’idée d’une campagne de sensibilisation au don d’organes va naître. Au départ, Hatem el-Zein lance le projet de réalisation d’une campagne de sensibilisation auprès de ses étudiants de...

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