Les dirigeants européens se sont penchés hier lors d’un sommet en visioconférence sur les solutions pour sortir l’UE de la récession engendrée par le coronavirus. De l’avis de tous, un tel plan de relance devrait atteindre plusieurs centaines de milliards d’euros.
Mais son financement et son montant exact restent problématiques et ont fait réapparaître de vieux clivages. D’un côté, les pays du Sud réclament davantage de solidarité financière à leurs voisins du Nord. Mais ces derniers rechignent à payer pour des États à qui ils reprochent leur indiscipline budgétaire pendant les années de croissance. La chancelière allemande, Angela Merkel, a promis hier, « dans un esprit de solidarité », des « contributions beaucoup plus importantes » de son pays au budget de l’UE, sur « une période limitée ». Mais elle a de nouveau exclu toute mutualisation des dettes nationales, souvent appelée par le terme de « coronabonds ».

