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UE : pas d'accord en vue à court terme sur un plan de relance européen, selon Paris

Un homme portant un masque de protection contre le coronavirus devant la Commission européenne, à Bruxelles, le 9 avril 2020. REUTERS/Yves Herman/File Photo

Le vaste plan de relance européen que réclament notamment la France et l'Espagne ne fera pas l'objet d'un accord entre les 27 avant plusieurs semaines, estime Paris mercredi, à la veille d'un sommet de l'UE par visioconférence.

La France et l'Espagne demandent que l'UE mette en place un plan de relance de l'économie européenne d'au moins 1.000 milliards d'euros pour la France, de 1.500 milliards pour l'Espagne, financé par des emprunts à long terme, a rappelé l'Elysée. Mais si la plupart des pays de l'UE s'accordent sur la nécessité de mesures de soutien, leur ampleur, leur mode de financement et leur distribution divise profondément les 27. "Les discussions vont se prolonger pendant plusieurs semaines. Il faudra une réunion physique des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'acter, peut-être en juin", a estimé l'Elysée qui espère prudemment un accord "durant l'été".

Mais Paris dit ne pas vouloir d'un "accord précipité, au rabais" et avertit que "la France ne donnera pas son accord à un budget européen qui ne donnerait pas de réponse à la crise". Une menace lourde, puisque l'adoption du budget européen nécessite l'unanimité des 27.

Paris veut en outre que ces mesures de relance ne comportent pas uniquement que des prêts aux Etats en difficulté, comme l'Espagne et l'Italie, mais aussi des transferts de fonds, dans le cadre d'une mécanisme de solidarité. "Si notre marché unique, notre moteur, ne repart pas, l'Europe sera en grande difficulté, d'autant que les débouchés extérieurs seront en difficulté. La solidarité européenne est dans notre intérêt", a plaidé la présidence française, face aux réticences de pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas et ceux du nord de l'Europe. "Si on dit que la réponse à la crise c'est que chaque pays construit son plan, le plus grand possible pour ceux qui en ont les moyens, comme ils peuvent pour les autres, ce ne sera pas économiquement soutenable".

Faute d'accord à 27, Paris n'exclut pas d'avoir "des formats plus restreints sur les instruments de solidarité". Et assure en outre que les impératifs écologiques du "Green deal" doivent rester une priorité. La France estime par ailleurs que les frontières extérieures de l'UE resteront encore fermées au moins jusqu'à l'été. En revanche elle espère une ouverture plus rapide des frontières intra-européennes, notamment de la frontière franco-allemande, restreinte pour l'instant surtout aux allers-retours des travailleurs frontaliers.

Le vaste plan de relance européen que réclament notamment la France et l'Espagne ne fera pas l'objet d'un accord entre les 27 avant plusieurs semaines, estime Paris mercredi, à la veille d'un sommet de l'UE par visioconférence.
La France et l'Espagne demandent que l'UE mette en place un plan de relance de l'économie européenne d'au moins 1.000 milliards d'euros pour la France, de 1.500 milliards pour l'Espagne, financé par des emprunts à long terme, a rappelé l'Elysée. Mais si la plupart des pays de l'UE s'accordent sur la nécessité de mesures de soutien, leur ampleur, leur mode de financement et leur distribution divise profondément les 27. "Les discussions vont se prolonger pendant plusieurs semaines. Il faudra une réunion physique des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'acter, peut-être en juin", a estimé l'Elysée...