Le vice-président de World Rugby, Agustin Pichot, a déclaré que les pays de l’hémisphère Sud ne devaient pas s’attendre à des sauvetages financiers pendant l’arrêt des compétitions en raison de la pandémie de Covid-19, tout en mettant en garde contre un effet domino. Pichot, qui a récemment déclaré sa candidature à la présidence de l’instance mondiale face à l’actuel numéro un Bill Beaumont, a rejeté ainsi la possibilité évoquée dans les médias d’un renflouement de la fédération australienne, confrontée à de graves difficultés financières et dont les pourparlers avec les joueurs sur une réduction des salaires restent bloqués. « Si l’Australie chute, elle frappera directement la Nouvelle-Zélande, puis l’Afrique du Sud et l’Argentine, nous tomberons donc tous. Il n’y a pas de voie individuelle », s’est pourtant inquiété Pichot.
Le bouleversement du calendrier sportif entraîné par la propagation du coronavirus a amené le président de la Sanzaar, l’instance organisatrice des compétitions de l’hémisphère Sud, à envisager de tenir en parallèle le Super Rugby (clubs) et le Rugby Championship (équipes nationales). Agustin Pichot a par ailleurs suggéré d’intégrer les Fidji et le Japon au Rugby Championship, qui confronte pour l’instant la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Argentine, afin de développer le jeu et élargir le marché.
Source : AFP

