Le ministre libanais des Finances, Ghazi Wazni (à gauche), recevant le le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun (d.), et le président de la commission parlementaire des Finances, Ibrahim Kanaan, le 15 avril 2020. Photo
Le ministre libanais des Finances, Ghazi Wazni, a affirmé mercredi que son ministère était "prêt" à verser aux hôpitaux privés une partie des allocations qui leur sont dues par l'Etat, et qui s'élèvent à plus de 2 000 milliards de livres libanaises, soit l’équivalent de 1,35 milliard de dollars (au taux officiel dollar/livre libanaise).
Lors d'une réunion rassemblant M. Wazni, le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, et le président de la commission parlementaire des Finances, Ibrahim Kanaan, le ministre des Finances a assuré que son ministère est "prêt à trouver une solution aux problèmes dont souffrent les hôpitaux privés, "en versant une partie des allocations".
De son côté, le syndicaliste a souligné l'importance de tels versements, appelant à des paiements mensuels afin que les établissements hospitaliers puissent payer les salaires de leurs employés et honorer leurs obligations financières. "Le non-versement des paiements risque de provoquer la fermeture de nombreux hôpitaux au Liban", a-t-il mis en garde.
Sleiman Haroun s'est également entretenu avec des membres de la commission parlementaire de la Santé. "Nous avons investi dans des équipements coûteux pour faire face à la pandémie, en plus de nos difficultés financières et des problèmes liés à l'acquisition de matériel médical", a-t-il rappelé à l'issue de la réunion.
De son côté, le chef de la commission, le député Assem Araji, a appelé "l'Etat à payer les échéances qu'il doit aux hôpitaux dans les plus brefs délais".
Le secteur hospitalier privé au Liban compte environ 10 000 lits, ce qui représente 85 % de l’offre hospitalière totale. Depuis 2012, la dette de l’État vis-à-vis de ce secteur a atteint des proportions énormes, atteignant, selon M. Haroun, plus de 2 000 milliards de livres au secteur hospitalier privé, alors que l’inflation des prix combinée à la dévaluation de la monnaie (le dollar se vendait hier à plus de 3 000 L.L. sur le marché noir de change) a provoqué une hausse de 35 % du coût de fonctionnement des hôpitaux.


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