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Sommet de l'UE le 23 avril pour jeter les bases d'une "reprise économique robuste"

Le président du Coneil européen Charles Michel. Photo Stephanie Leqocq/Pool via REUTERS

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a convoqué vendredi un sommet européen par visioconférence pour le 23 avril, consacré à la relance économique de l'Union, touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

"Il est temps de jeter les bases d'une reprise économique musclée", a-t-il affirmé dans un communiqué, au lendemain d'un accord des ministres européens sur une réponse commune à la crise, qu'il a qualifié de "percée significative". Le plan de plus de 500 milliards d'euros qui a fait l'objet d'un accord jeudi "doit relancer nos économies tout en favorisant la convergence économique au sein de l'UE", a souhaité Charles Michel. Le budget à long terme de l'Union (2021-2027), toujours en négociation, "sera appelé à jouer un rôle important" dans cette perspective, a-t-il ajouté. "Avec la présidente de la Commission, je travaille à une feuille de route et un plan d'action pour assurer le bien-être de tous les Européens et le retour d'une Union à la croissance forte, durable et inclusive basée sur une stratégie verte et digitale", promet-il.

Les ministres européens se sont entendus sur une enveloppe de plus de 500 milliards d'euros pour les Etats, les entreprises et les chômeurs ainsi qu'un futur "fonds de relance".

Les élus européens ont dans leur majorité salué le compromis.

Pour le Parlement, le président, David Sassoli, juge que les propositions formulées "vont dans la bonne direction". "Nous avons eu raison d'avoir confiance dans l'Europe", affirme l'Italien.

"Ces initiatives (...) démontrent aux sceptiques que l'Union européenne peut encore être unie et solidaire", souligne l'eurodéputée française Agnès Evren (PPE, droite).

"L'Eurogroupe aurait dû parvenir à un accord bien plus tôt et sans l'affichage de la désunion des semaines passées" mais "le cadre de l'accord est positif", estime son collègue Sandro Gozi (Renew, libéral).

A gauche, la présidente du groupe Socialistes et Démocrates, l'Espagnole Iratxe Garcia, voit dans l'accord le "signal que l'UE est prête à combattre le Covid-19 dans la solidarité". Elle se prononce en faveur d'une "mutualisation de la dette future par le biais d'obligations" communes aux Etats membres, un sujet qui divise profondément les Européens.

Plus critique, la délégation socialiste française pose "la question du remboursement" des dépenses engagées, craignant de "voir surgir une crise des dettes souveraines".

La délégation de la France insoumise au Parlement dénonce enfin un accord qui est "un triomphe pour le club des égoïstes, emmené par l'Allemagne et les Pays-Bas, qui auront mis un veto de principe à toute forme de solidarité vis-à-vis des États membres les plus durement frappés par la crise".


Le président du Conseil européen, Charles Michel, a convoqué vendredi un sommet européen par visioconférence pour le 23 avril, consacré à la relance économique de l'Union, touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

"Il est temps de jeter les bases d'une reprise économique musclée", a-t-il affirmé dans un communiqué, au lendemain d'un accord des ministres...