Un manifestant devant la branche de Saïda de la banque centrale du Liban, le 28 octobre 2019. Photo d'archives AFP
Le bureau de presse de la présidence du Conseil libanais a démenti, mercredi, que le cabinet Lazard, qui conseille le gouvernement dans le cadre de sa politique économique et financière, ait suggéré de "transférer à l'État" l'argent qui se trouverait dans les dépôts bancaires des Libanais et de leur donner en échange des bons du Trésor, ce qui signifierait un "haircut" sur leurs comptes.
"L'information qui a circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias selon laquelle la société de conseil Lazard a suggéré au gouvernement de réquisitionner les dépôts bancaires dans leur intégralité pour les transférer à l'État en échange de bons du Trésor pour les épargnants (...) est totalement fausse", affirme un communiqué de la présidence du Conseil, qui ajoute qu'elle ne peut "émaner que d'esprits mal intentionnés".
Le Liban, qui traverse la pire crise économique de ces trente dernières années, a annoncé faire défaut sur une séries de dettes en dollars (eurobonds), d'une valeur de 1,2 milliard de dollars, le 8 mars dernier. Le gouvernement, dont les caisses sont vides, a sollicité l'aide du cabinet de conseil Lazard pour surmonter la crise. De rumeurs récurrentes suggèrent que l'État pourrait avoir recours à un "haircut", soit une ponction sur les dépôts bancaires, pour se renflouer.


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