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Coronavirus : l'Allemagne campe sur son refus de dettes mutualisées en Europe

Le ministre des Finances et vice-chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin, le 8 avril 2020. AFP / John MACDOUGALL

L'Allemagne a réitéré mercredi son refus d'envisager des emprunts mutualisés en Europe pour répondre à l'impact économique du coronavirus, après l'absence d'accord sur une réponse collective, dans la nuit, des pays de la zone euro.

La relance de l'économie européenne, après la crise actuelle provoquée par la pandémie, est possible "avec des instruments très classiques" et déjà existants, "comme par exemple le budget de l'Union européenne", a déclaré à la presse le ministre allemand des Finances Olaf Scholz, à l'issue de la première journée de tractations avec ses homologues. "C'est pourquoi il suffit selon moi de se concentrer sur ces questions et sur ces instruments", a ajouté M. Scholz à Berlin en réponse à la demande, notamment italienne, d'emprunts mutualisés en zone euro appelés "eurobonds" ou "coronabonds". Il s'est toutefois dit "optimiste" sur les chances de parvenir rapidement à un accord unanime de tous les pays de la zone euro sur la réponse économique à la pandémie, dont l'Europe est l'un des épicentres.

L'échec dans la nuit de la réunion des ministres des Finances des pays partageant l'euro est un nouveau signe des divisions qui traversent le continent sur la réponse à apporter, après le précédent échec d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement consacré à la crise le 26 mars. Actuellement, les institutions européennes proposent une enveloppe globale de plus de 500 milliards d'euros, a rappelé M. Scholz.  Elle comprend jusqu'à 240 milliards d'euros de prêts du Fonds de secours de la zone euro (MES), jusqu'à 200 milliards d'euros de garanties de la Banque européenne d'investissement (BEI) et un projet de la Commission européenne à hauteur de 100 milliards d'euros pour les plans nationaux de chômage partiel.

Mais les pays les plus affectés par le virus, en particulier l'Italie, continuent de réclamer, en plus, la création d'un instrument de dette commun – sous la forme d'euro-obligations parfois appelées "coronabonds" ou "eurobonds" – destiné à relancer l'économie sur le long terme une fois la crise passée. Parmi ces pays figurent aussi l'Espagne et la France, ainsi que la Grèce, Malte, le Luxembourg ou l'Irlande, selon des sources concordantes. La mutualisation des dettes constitue une ligne rouge pour Berlin et La Haye, qui refusent de s'engager dans un emprunt commun avec des Etats très endettés du Sud, qu'ils jugent laxistes dans leur gestion.

L'Allemagne a réitéré mercredi son refus d'envisager des emprunts mutualisés en Europe pour répondre à l'impact économique du coronavirus, après l'absence d'accord sur une réponse collective, dans la nuit, des pays de la zone euro.
La relance de l'économie européenne, après la crise actuelle provoquée par la pandémie, est possible "avec des instruments très classiques" et déjà existants, "comme par exemple le budget de l'Union européenne", a déclaré à la presse le ministre allemand des Finances Olaf Scholz, à l'issue de la première journée de tractations avec ses homologues. "C'est pourquoi il suffit selon moi de se concentrer sur ces questions et sur ces instruments", a ajouté M. Scholz à Berlin en réponse à la demande, notamment italienne, d'emprunts mutualisés en zone euro appelés "eurobonds" ou...