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Nos lecteurs ont la parole - Nazira A. Sabbagha

8 mars, bilan des droits des femmes !

L’année 2020 est une année charnière au niveau de la promotion de l’égalité des sexes dans le monde. La communauté internationale, et pour le dixième anniversaire de la création d’ONU Femmes, vient en effet de dresser un triste bilan sur ce plan. Ainsi, en dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. Un recul des avancées féministes durement acquises est par ailleurs à craindre.

Même son de cloche au Liban, car en dépit du fait que la femme est devenue plus courageuse depuis la révolution du 17 octobre 2019 lorsqu’en descendant dans la rue elle a osé s’affirmer et même parfois plus que l’homme, il reste beaucoup à faire. Et avec six ministres femmes actives au sein du cabinet actuel, il faut œuvrer pour réaliser toujours ce rêve de toute femme mariée à un étranger et qui se résume simplement par le droit de lui donner sa nationalité. Levez-vous donc tous pour réclamer les droits des femmes car avec cette situation instable dans le pays et la faillite économique, difficile de retenir un étranger pour rester travailler au Liban. Et ainsi la famille libanaise souffre deux fois : la première avec la perte de ses biens matériels, la seconde avec l’émigration de ses enfants.

Tirons la sonnette d’alarme car le nombre de femmes licenciées dépasse de loin le nombre des hommes licenciés. Dans ces moments cruciaux où nous avons tous besoin de nous entraider pour sortir de cette crise sociale aigue – du jamais-vu depuis l’indépendance – nous devons œuvrer pour nous entraider.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

L’année 2020 est une année charnière au niveau de la promotion de l’égalité des sexes dans le monde. La communauté internationale, et pour le dixième anniversaire de la création d’ONU Femmes, vient en effet de dresser un triste bilan sur ce plan. Ainsi, en dépit de certains progrès, la communauté internationale s’accorde à reconnaître que la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue extrêmement lentement. Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables. Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles...
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