Le leader libanais druze Walid Joumblatt. Photo d'archives REUTERS/Philippe Wojazer
Le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a accusé le gouvernement vendredi "d'avoir pour seul souci de continuer à satisfaire les intérêts de ceux qui le contrôlent", alors que le Liban fait face à la propagation du coronavirus.
Dans un message publié sur Twitter, il reproche au gouvernement, "en pleine course contre la maladie, dont la propagation est inévitable", de se préoccuper des "nominations et du barrage de Bisri", et d'avoir "un projet de compromis avec Fattouche, et ce aux frais du Trésor libanais", au lieu de "réquisitionner des locaux pour en faire des centres de quarantaine et mettre en place les tests nécessaires". "Leur tête est ailleurs", conclut-il.
Lors du Conseil des ministre de jeudi, le Premier ministre libanais Hassane Diab a retiré de l'ordre du jour la question des nominations à plusieurs postes dans des institutions financières étatiques, regrettant que la politique politicienne ait pris le pas sur la compétence des candidats. Ce train de nominations a été reporté sine die.
En revanche, le gouvernement de Hassane Diab a entériné hier le projet très contesté du barrage de Bisri, dans le sud du Liban, financé en partie par la Banque mondiale grâce à un prêt de plus de 500 millions de dollars.
Walid Joumblatt s'attaque enfin à Pierre Fattouche qui, avec son frère Moussa, réclame plus de 219 millions de dollars de dommages et intérêts après la décision du Conseil d’État de fermer, en 2005, les carrières de Aïn Dara dans le Chouf, fief de Walid Joumblatt. Les frères Fattouche ont intenté un procès aux États-Unis contre l’État libanais. En outre, Pierre Fattouche possède de grandes carrières et compte installer une cimenterie à Aïn Dara.
Dans le même temps, l'Etat libanais est mobilisé dans toutes les régions du pays pour faire face à l'épidémie de coronavirus qui a contaminé plus de 500 personnes dans le pays, dont 17 personnes sont décédées.


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