Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Coronavirus au Liban : Hassan met en garde contre une explosion des cas de contamination locale

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan. Photo d'archives An-Nahar

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a appelé, mercredi lors d'une conférence de presse au sujet du coronavirus, à la prudence afin d'éviter une explosion des cas de contamination locale, alors que le Liban avoisine désormais les 500 cas enregistrés depuis le début de l'arrivée du virus dans le pays, le 21 février. Le ministre a également fait état de deux nouveaux décès enregistrés durant les dernières heures, ainsi qu'un troisième qui reste à vérifier. 

"Nos données à ce jour sont bonnes, mais j'ai toujours dit qu'il faut être prudent", a d'emblée souligné Hamad Hassan, lors d'une conférence de presse au siège du ministère, projection de graphes à l'appui. "Le pire, c'est que ce virus commence à se propager localement et rapidement, et si cela continue, il serait impossible d'y faire face. Mais jusqu'à présent, le taux de transmission locale reste faible. Mais il ne faut pas utiliser ces chiffres pour dire que la lutte est terminée. Il faut protéger nos personnes âgées, notamment contre la jeunesse qui risque de lui transmettre le virus", a prévenu M. Hassan. 

Et de poursuivre : "Il ne faut pas attendre que nos proches décèdent du virus pour commencer à avoir peur. Nous sommes encore dans l’œil de la tempête et le danger persiste. Nous n'avons pas d'armes lourdes pour affronter ce virus, mais nous faisons preuve de sagesse et de confiance en notre société civile et dans les institutions de l'Etat". 

Concernant les cas de décès des suites du coronavirus durant le dernier mois, le ministre a expliqué qu'il s'agit "de personnes qui souffraient de maladies chroniques, et qui étaient relativement âgées. Il a également indiqué que deux décès supplémentaires ont été tout juste rapportés par l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, sans plus de détails. Le ministre a également mentionné un 3e décès qui nécessite encore d'être vérifié. "Le pourcentage de décès par rapport au nombre total de contaminations a atteint les 3%, et ce chiffre est considéré comme acceptable", a-t-il estimé.

Hamad Hassan a également évoqué l'épineuse question du rapatriement des Libanais bloqués à l'étranger en raison des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus. "Chacun a un proche émigré et les Libanais savent ce que cela implique et tiennent au retour de leurs proches au Liban. Mais je veux dire que leur retour constitue un nouveau défi pour nous. Nous devons faire très attention au niveau des mesures de contrôle dès l'arrivée des premiers émigrés à partir du 5 avril", a prévenu le ministre, sachant que la première vague de rapatriement se tiendra du 5 au 12 avril, comme l'a décidé le gouvernement de Hassane Diab.  "Nous allons remporter cette bataille", a conclu Hamad Hassan.

Ces dernières 24 heures, le bilan total des personnes contaminées par le coronavirus a augmenté de seize nouveaux cas, portant le nombre total de cas détectés depuis le 21 février à 479, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé. Aucun nouveau décès ni nouvelle guérison n'ont été rapportés par le ministère en début d'après-midi. Trente-sept rémissions ont jusque-là été enregistrées, ce qui porte le nombre total de personnes actuellement infectées à 430, dont sept malades qui se trouvent toujours dans un état critique.

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a appelé, mercredi lors d'une conférence de presse au sujet du coronavirus, à la prudence afin d'éviter une explosion des cas de contamination locale, alors que le Liban avoisine désormais les 500 cas enregistrés depuis le début de l'arrivée du virus dans le pays, le 21 février. Le ministre a également fait état de deux nouveaux décès enregistrés durant les dernières heures, ainsi qu'un troisième qui reste à vérifier. "Nos données à ce jour sont bonnes, mais j'ai toujours dit qu'il faut être prudent", a d'emblée souligné Hamad Hassan, lors d'une conférence de presse au siège du ministère, projection de graphes à l'appui. "Le pire, c'est que ce virus commence à se propager localement et rapidement, et si cela continue, il serait impossible d'y faire face....