Le fils de Sophie Pétronin, l'otage française détenue au Mali, Sébastien Chadaud-Pétronin posant devant une photo de sa mère, le 29 août 2018 à Bordeaux. Photo d'archives AFP
Le ministère français des Affaires étrangères dispose d'une "preuve de vie" remontant à "début mars" de l'otage française Sophie Pétronin, enlevée en décembre 2016 par des hommes armés au Mali, a déclaré le fils de l'humanitaire, Sébastien Chadaud-Pétronin, mercredi.
"Le Quai d'Orsay parle d'une preuve de vie de début mars mais pas de détail à ce sujet, c'est un peu maigre mais c'est mieux que rien", a-t-il dit à franceinfo. "On se réjouit quand même de savoir qu'elle est en vie même si ça nous rend encore très tristes." "C'est difficile", a-t-il ajouté. "On a l'impression qu'il n'y a pas de perspective de sortir Sophie Pétronin de son enfer. Avec tous les proches, on continue à chercher comment est-ce qu'on pourrait l'aider."
Sophie Pétronin, qui dirigeait une petite ONG franco-suisse venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali, et est détenue depuis par le Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans (GSIM).
Dans une vidéo diffusé en juin 2018 - la dernière en date -, la septuagénaire était apparue très fatiguée et en avait appelé à Emmanuel Macron, estimant que le chef de l'Etat l'avait "oubliée". En novembre de la même année, ses ravisseurs avaient publié un communiqué faisant état d'une "dégradation de sa santé" et rejeté la faute sur le gouvernement français dont, selon eux, "l'obstination" a "empêché" la clôture de cette "affaire".


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