Dans l’anarchie qui caractérise les campagnes de pulvérisation dans les régions, il serait utile de se pencher sur le cas de Beyrouth, où les campagnes de stérilisation ont débuté fin février, sont toujours en cours et largement médiatisées. La première phase avait été réalisée avec un financement de l’ambassade des Émirats arabes unis, et exécutée sur le terrain par l’entreprise Boecker. Le PDG de Boecker International, Michael Bayoud, affirme à L’Orient-Le Jour que le produit utilisé est le Prontech, validé par la FDA aux États-Unis et conçu pour combattre de nombreux virus, et dont l’efficacité contre le nouveau coronavirus a été certifiée par des expériences en Chine, selon lui. La stérilisation a concerné les surfaces dans les lieux publics.
Cette première phase a néanmoins pris fin le 24 mars, étant programmée pour un mois. De source municipale, on nous assure que la seconde phase (financée par un don d’une compagnie privée) est réalisée par la société Spartan, qui utilise un produit appelé Sani-1000. Dans cette compagnie, en réponse aux questions de L’OLJ, on assure qu’il s’agit d’un puissant désinfectant mélangé à de l’eau, qui retombe sur les surfaces de par le poids de l’eau.
Selon André Khoury, toxicologue, les deux produits, dont il a vérifié la composition, sont plus ou moins similaires, sur base de chlorure d’alkyldiméthyl (éthylbenzyl) ammonium, et il ne s’agit pas de nouveautés en la matière. De tels produits sont à manier avec précaution, et les doses toxiques pour l’homme et l’animal sont précisées dans les fiches techniques. André Khoury fait en outre remarquer que les institutions officielles n’ont pas mis en place un système qui certifie l’action de tel ou tel produit contre le Covid-19, et qu’il n’existe pas actuellement de confirmation de la part d’une organisation internationale comme l’OMS, par exemple.


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