Liban

La France va fournir des bracelets électroniques au Liban, annonce Oueidate

Un membre de l'administration pénitentiaire met un place un bracelet électronique. PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le procureur général près la cour de Cassation, Ghassan Oueidate, a annoncé mardi que la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, avait accepté de fournir au Liban des bracelets électroniques, alors que la justice libanaise a pris des mesures de distanciation sociale, notamment concernant les interrogatoires, dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus.

"Contacté il y a plusieurs mois via l'ambassade de France au Liban, le ministère français de la Justice a donné son approbation pour fournir ces équipements", a déclaré M. Oueidate dans un entretien accordé à l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). "L'utilisation de cette technique est devenue un besoin urgent, notamment à la suite du lancement du mécanisme des interrogatoires électroniques", ajoute-t-il.

Il y a quelques jours, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et le Conseil de l’Ordre des avocats de Beyrouth ont mis en place une chambre d’opérations pour permettre la présentation par voie électronique des demandes de libération de détenus. Et dans un souci d’éviter la prolongation des détentions préventives, la ministre de la Justice, Marie-Claude Najm, a également demandé le 20 mars dernier que les interrogatoires soient menés à distance via internet.



Le procureur général près la cour de Cassation, Ghassan Oueidate, a annoncé mardi que la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, avait accepté de fournir au Liban des bracelets électroniques, alors que la justice libanaise a pris des mesures de distanciation sociale, notamment concernant les interrogatoires, dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau...