par Dounia ZORKOT

Les Libanais d’Afrique dans l’attente d’une aide, d’un message...

Cette image a été prise au Burkina Faso durant la thawra, une preuve que nos citoyens n’oublient pas leur pays qui lui les/nous oublie.

J’écris aujourd’hui pour exprimer ma colère envers ce gouvernement qui, depuis peu, avait fait plein de promesses, des promesses en l’air. J’ai quitté mes parents pour retourner à mon pays natal que mes parents avaient quitté pour pouvoir travailler et se construire un avenir. Aujourd’hui, nous sommes tous confinés suite à ce virus qui a ôté la vie à tellement de gens qui avaient encore beaucoup à vivre. Une pensée à ces personnes et à leurs familles, et aussi une pensée à ma famille et mes amis coincés dans tous les coins de l’Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire et autres).

Ma famille et mes amis, qu’ils soient atteints ou pas du Covid-19, n’ont reçu aucun message de soutien ou une proposition d’aide de l’ambassade libanaise. Ils ont envoyé eux-mêmes des messages avec des questions auxquelles ils n’ont reçu aucune réponse. C’est indécent, c’est lâche. Ils sont coincés dans un pays qui n’a malheureusement pas les moyens de soigner tout le monde. La plupart se soignent à la maison avec ce qu’ils ont à portée de main.

Au gouvernement libanais qui se « respecte », c’est maintenant que vous auriez dû faire vos preuves. Toutes les autres nations, française, espagnole, américaine, etc. ont envoyé une aide. Elles ont tendu une main à leurs citoyens, et, comme à son habitude, notre cher Liban n’a fait aucune preuve d’humanité envers nous. Nous sommes déçus, mais pas étonnés, nous en avons marre de croire en vous, de croire en vos « promesses » et en vos « ça ira mieux ».

Il serait temps de se réveiller, de transformer vos paroles en actions. De la disparition du passé on se console facilement, mais c’est de la disparition de l’avenir qu’on ne se remet pas. Ce pays, dont l’absence d’appui et d’humanité nous attriste et surtout touche nos émigrés, n’est pas celui qu’on a connu dans notre jeunesse, mais c’est celui dont on a rêvé et qui n’a jamais pu voir le jour ! Assez! Assez ! Nous n’avons plus confiance! Mamans, papas, frères, sœurs, amis, vous qui n’attendiez qu’un message, qui n’attendiez que votre droit, tenez bon ! Nous sommes de tout cœur avec vous.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.


J’écris aujourd’hui pour exprimer ma colère envers ce gouvernement qui, depuis peu, avait fait plein de promesses, des promesses en l’air. J’ai quitté mes parents pour retourner à mon pays natal que mes parents avaient quitté pour pouvoir travailler et se construire un avenir. Aujourd’hui, nous sommes tous confinés suite à ce virus qui a ôté la vie à tellement de gens qui...

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