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Dernières Infos - Liban

Nominations : Hariri, Mikati, Siniora et Salam critiquent le gouvernement Diab

De gauche à droite : les anciens Premiers ministres libanais Tammam Salam, Fouad Siniora, Nagib Mikati et Saad Hariri Photo d'archives Ani

Les anciens Premiers ministres libanais Saad Hariri, Nagib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam ont dénoncé lundi, dans un communiqué commun, la volonté du gouvernement de Hassane Diab d'effectuer des nominations administratives sans se baser sur les compétences des personnes nommées, "en ignorant les demandes de réformes du soulèvement" populaire du 17 octobre. 

Le gouvernement doit procéder à la nomination de quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban et des membres de la Commission des banques, dont le mandat est arrivé à expiration mercredi dernier. Ces nominations ont relancé la querelle entre le Courant du Futur (de M. Hariri) et le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l’État Michel Aoun). Le Futur accuse le CPL de vouloir mettre la main sur ces nominations afin de tenter de neutraliser le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Ces derniers jours, le courant haririen s'est attaqué à plusieurs reprises au CPL afin de dénoncer sa position dans ce dossier. 

"Alors que le Liban souffre de crises multiples, politiques, économiques, financières, administratives et sectorielles, l'épidémie de coronavirus vient approfondir encore plus l'étendue de ces crises", ont écrit les anciens présidents du Conseil. "Dans ce contexte, les Libanais voient comment leur gouvernement se dirige vers des nominations qui ont un relent de volonté de mainmise sur les positions administratives, financières et monétaires de l’État, afin d'en prendre le contrôle sans se préoccuper des règles de compétence et de mérite", ont-ils dénoncé. Et d'estimer que cette volonté du cabinet "fait l'impasse sur les revendications de réformes des jeunes qui se sont soulevés" le 17 octobre, date à laquelle les Libanais ont commencé à manifester en masse pour la chute de la classe dirigeante, accusée de corruption. 

"Il n'est plus possible pour le Liban de lutter contre les dangers actuels, à tous les niveaux, en continuant d'observer une politique de partage du gâteau, sans mettre sur pied un plan de sauvetage et de réforme qui remettrait le pays sur la bonne voie", ont-ils ajouté.

Les anciens Premiers ministres libanais Saad Hariri, Nagib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam ont dénoncé lundi, dans un communiqué commun, la volonté du gouvernement de Hassane Diab d'effectuer des nominations administratives sans se baser sur les compétences des personnes nommées, "en ignorant les demandes de réformes du soulèvement" populaire du 17 octobre. Le gouvernement doit procéder à la nomination de quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban et des membres de la Commission des banques, dont le mandat est arrivé à expiration mercredi dernier. Ces nominations ont relancé la querelle entre le Courant du Futur (de M. Hariri) et le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l’État Michel Aoun). Le Futur accuse le CPL de vouloir mettre la main sur ces nominations afin de tenter de neutraliser le...