Le president de l’Association des banques du Liban, Salim Sfeir (g), et le Premier ministre, Hassane Diab, le 24 mars 2020 à Beyrouth. Photo envoyée par le bureau de presse du Premier ministre
Une délégation de l'Association des banques du Liban (ABL) dirigée par Salim Sfeir a exprimé mardi son soutien au Premier ministre, Hassane Diab, affirmant qu'elle sera aux côtés de l'Etat qui fait face à sa pire crise économique et financière depuis 30 ans, et qui doit lutter contre la propagation du nouveau coronavirus qui a déjà contaminé plus de 300 personnes et tué quatre autres.
"L'ABL annonce une contribution de près de six millions de dollars pour l'achat d'équipement médical afin de traiter des patients atteints du coronavirus", a fait savoir M. Sfeir, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion. "Nous serons aux côtés de l'Etat afin de surmonter la crise, et nous promettons au peuple libanais que le secteur bancaire sera à l'avant-garde des institutions qui œuvrent en faveur d'un retour à la normale dans le pays", a-t-il ajouté. "Notre initiative est un devoir national et non un acte de charité ou un service rendu à quiconque. Ce n'est qu'un le début et il y aura d'autres initiatives dans les prochains jours", a encore dit M. Sfeir.
Pour sa part, le Premier ministre a dressé un tableau sombre de la situation du pays. "Les circonstances que nous traversons aujourd'hui nécessitent une communion des efforts. Le pays croule sous de grandes pressions et l'Etat rencontre des difficultés à accomplir ses tâches au profit des citoyens. C'est pour cela que nous misons sur la solidarité de la société libanaise et sa collaboration avec l'Etat", a souligné le chef du gouvernement.
Le 18 mars, Salim Sfeir avait affirmé, dans un entretien au Financial Times paru au lendemain d’un cafouillage entre l’ABL et le gouvernement au sujet de la fermeture ou non des agences bancaires, que "les politiciens feraient mieux de ne pas interférer dans (les affaires) du secteur bancaire. (…) Cela relève de la responsabilité de la banque et non des politiciens".
L'ABL n'est finalement pas revenue sur sa décision de demander aux banques d’ouvrir une partie de leurs agences pendant la période d’état d’urgence sanitaire décrétée le 15 mars par les autorités libanaises pour lutter contre la propagation du Covid-19. Cette question avait donné lieu à un bref échange de communiqués entre l’ABL et la Fédération des syndicats des employés de banque qui a, une nouvelle fois, plaidé en faveur d’une fermeture totale des agences, invoquant les risques encourus par les salariés.


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