Le député Eduardo Bolsonaro, fils du président brésilien Jair Bolsonaro, à Washington le 30 août 2019. Photo AFP
Un des fils du président brésilien Jair Bolsonaro a ouvert une crise diplomatique avec la Chine en accusant "la dictature" de dissimulation au sujet du coronavirus, poussant Pékin a demander des excuses.
Eduardo Bolsonaro, député de 35 ans, a accusé mardi soir Pékin d'avoir dissimulé des informations sur la propagation du Covid-19, comme l'avait fait selon lui "la dictature soviétique" lors du désastre nucléaire de Tchernobyl en 1986.
"Une fois de plus, une dictature a préféré dissimuler quelque chose de grave pour éviter les critiques, alors qu'elle aurait pu sauver d'innombrables vies", a écrit les troisième fils de Jair Bolsonaro sur Twitter.
"La Chine est coupable et la liberté serait la solution", a-t-il poursuivi.
Dans un tweet écrit en chinois et en portugais, l'ambassadeur de Chine au Brésil, Yang Wanming, a réclamé à Eduardo Bolsonaro "des excuses au peuple chinois".
Le président de la Chambre des députés Rodrigo Maia s'est empressé de présenter des excuses au nom de son assemblée "pour les propos irréfléchis de Eduardo Bolsonaro", coutumier des déclarations polémiques.
L'ambassade de Chine au Brésil a réagi elle aussi sur Twitter, accusant le député de reprendre à son compte l'animosité du président américain Donald Trump envers Pékin.
"Vos propos irresponsables nous sont familiers. Vous imitez vos chers amis (américains). Au retour de Miami, vous avez attrapé, malheureusement, un virus mental, qui a infecté l'amitié entre nos peuples", peut-on lire en portugais sur le compte Twitter officiel de l'ambassade.
Eduardo Bolsonaro faisait partie de la délégation qui a accompagné son père à Miami (sud-est des Etats-Unis) du 7 au 10 mars, avec au programme notamment un dîner avec Donald Trump, qui a également agacé Pékin récemment en qualifiant le Covid-19 de "virus chinois".
La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, qui y exporte massivement des matières premières, notamment du minerai de fer, de la viande et du soja.
Au début de son mandat, il y a un an et trois mois, Jair Bolsonaro avait montré une certaine hostilité envers Pékin en s'alignant sur Donald Trump, dont il est un fervent admirateur.
Mais le président d'extrême droite avait ensuite suivi une ligne plus pragmatique pour des raisons économiques, se rendant même en Chine en octobre.


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