Des bus à l'arrêt sur une route de Aley, au sud de Beyrouth. Photo d'archives ANI
Le président de la Fédération des syndicats des transports, Bassam Tleiss, a appelé jeudi le gouvernement à proposer un mécanisme de compensation pour les conducteurs de bus, services et taxis obligés d'arrêter temporairement de travailler, dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire décrété pour lutter contre la propagation du coronavirus au Liban.
Lors d'une conférence de presse, donnée au siège de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), M. Tleiss a exhorté le Premier ministre, Hassane Diab, à se pencher sur la situation des conducteurs de moyens de transport public lors du Conseil des ministres actuellement en cours au palais de Baabda. "Il existe plusieurs façons de donner des compensations, notamment en leur offrant des bons d'achat pour du carburant, qui pourront être utilisés plus tard, ou en les exemptant des frais de mécanique", a suggéré le syndicaliste. Il a par ailleurs affirmé que les conducteurs sont "les premiers à respecter la mobilisation générale, pour se protéger eux et leurs passagers".
Bassam Tleiss a en outre appelé Hassane Diab à mettre sur pied une commission ministérielle chargée ''d'étudier avec les représentants du domaine des transports les moyens de relancer ce secteur".
Le gouvernement Diab avait proclamé l'état d'urgence sanitaire et la mobilisation générale dimanche dernier, et ce, jusqu'au 29 mars. Toutes les écoles du pays et les commerces jugés "non-essentiels" doivent fermer leurs portes et les Libanais sont appelés à rester confinés chez eux. Le ministre de la Santé avait, dans ce cadre, mis en garde les Libanais contre l'utilisation des transports publics, estimant qu'il s'agissait "d'un des principaux vecteurs de propagation" du virus.


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