Des clients dans une agence bancaire au Liban. Photo P.H.B./L’OLJ archives
La Fédération des syndicats des employés de banque a réagi mardi aux critiques lancées par le ministre des Finances, Ghazi Wazni, concernant la décision de l'Association des banques du Liban (ABL) de fermer toutes les agences bancaires du pays jusqu'au 29 mars, dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus.
"Certains Libanais semblent oublier que les employés de banque font partie du peuple libanais et qu'ils ont des droits", estime la Fédération dans un communiqué. L'organisation syndicale souligne que le secteur continuera de travailler pendant la mobilisation générale, mais a minima "afin de protéger" les employés. "Qui sera tenu responsable si un de nos collègues attrape le virus" dans l'exercice de ses fonctions ?", lance-t-elle.
La décision de l’ABL de fermer les agences bancaires pendant la mobilisation générale a rapidement fait réagir le ministre des Finances, qui a jugé qu’elle allait à l’encontre des directives du gouvernement dans le cadre de l’ordre de mobilisation lancé dimanche. L’exécutif avait en effet prévu que la Banque du Liban et les banques dérogent à l’ordre de fermeture des différentes administrations et entreprises. Dans une brève déclaration, le ministre a appelé le parquet à intervenir. L’ABL a réagi à son tour aux propos du ministre dans un second communiqué en assurant que les mesures prises tenaient compte aussi bien de la nécessité d’assurer les services bancaires de base aux citoyens qu’à celle de garantir la sécurité des "27 000 employés" du secteur et de leurs familles.


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