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Dernières Infos - Liban

Coronavirus : la BDL appelle les banques à valider les transactions sur les achats de médicaments et de matériel médical

Le siège de la Banque du Liban (BDL). Jamil Saïdi/Reuters

La Banque du Liban (BDL) a appelé vendredi les banques à valider "en priorité" les transferts bancaires servant à régler les achats de médicaments et des équipements médicaux nécessaires dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Le pays compte pour l‘instant 77 cas, dont trois décès.

Le pays traverse depuis plusieurs mois la plus grave crise économique et financière de son histoire, qui l’a amené à faire défaut sur sa dernière échéance d’eurobonds (obligations d’État en devises) pour négocier une restructuration de sa dette publique avec les créanciers. Très exposées, les banques ont de leur côté mis en place depuis fin août, unilatéralement et de manière informelle, des mesures de contrôle de capitaux qui ont limité plusieurs catégories de transactions, dont les transferts à l’étranger. Ces mesures, qui n’ont toujours pas été légalisée par le Parlement, ou même temporairement réglementées par la BDL pour des raisons qui n’ont pas officiellement été exposées jusqu’ici, ont affecté les importations de nombreux produits, dont les médicaments.

Entre octobre et novembre derniers, la BDL a tenté de mettre en place un mécanisme alternatif permettant aux importateurs de certains produits stratégiques – carburant, médicaments, blé, matériel médical et matières premières pour l’industrie pharmaceutique locale – d’échanger leurs livres contre des dollars pour pouvoir ensuite transférer les paiements dus à leurs fournisseurs étrangers. Mais ce système mis en place par deux circulaires distinctes (n°530 et n° 535) a été jugé trop contraignant par ses bénéficiaires.

La Banque du Liban (BDL) a appelé vendredi les banques à valider "en priorité" les transferts bancaires servant à régler les achats de médicaments et des équipements médicaux nécessaires dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Le pays compte pour l‘instant 77 cas, dont trois décès.Le pays traverse depuis plusieurs mois la plus grave crise économique et financière de son histoire, qui l’a amené à faire défaut sur sa dernière échéance d’eurobonds (obligations d’État en devises) pour négocier une restructuration de sa dette publique avec les créanciers. Très exposées, les banques ont de leur côté mis en place depuis fin août, unilatéralement et de manière informelle, des mesures de contrôle de capitaux qui ont limité plusieurs catégories de transactions, dont les transferts...