Le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. Photo d'archives AFP/Joe Klamar
L'Iran a invité mercredi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à se méfier des "allégations sans fondement", après que l'agence onusienne a déploré n'avoir pu accéder à deux sites sensibles dans la cadre des inspections qu'elle mène dans le pays.
L'agence "devrait veiller à sa crédibilité et ne pas donner suite aux allégations sans fondement formulées par une personne ou par un régime", a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.
Lundi, le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, avait demandé à Téhéran d'accorder à ses inspecteurs un accès à deux sites soupçonnés d'avoir pu abriter par le passé des activités nucléaires non déclarées.
L'Iran avait déjà souligné début mars n'avoir "aucune obligation" de donner accès à ces sites, qui selon Téhéran ne rentrent pas dans le cadre de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015. Selon des sources diplomatiques, ils sont soupçonnés d'avoir pu abriter des recherches à dimension militaire dans les années 2000.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu accuse régulièrement l'Iran d'avoir dissimulé des sites de fabrication d'armes nucléaires, affirmant avoir transmis à l'AIEA des documents en ce sens. L'Iran les a qualifiés d'"informations fabriquées".
"Les questions (de l'AIEA, ndlr) doivent se fonder sur des éléments légaux et techniques et pas sur les jeux politiques de certains régimes", a souligné mercredi M. Moussavi, jugeant qu'une telle manière de procéder n'est "ni juste, ni constructive".
L'Iran, qui a toujours nié toute dimension militaire de son programme nucléaire, estime ne pas être tenu de s'expliquer sur ses activités antérieures à l'accord de 2015.
Mardi, les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ont souligné leur "soutien total et constant à l'AIEA".
L'accord de 2015 visant à brider les activités nucléaires iraniennes est en plein délitement depuis que Washington l'a dénoncé unilatéralement en 2018. Asphyxié par des sanctions économiques, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de certaines de ses dispositions, intensifiant notamment sa production de matière fissile.
L'agence "devrait veiller à sa crédibilité et ne pas donner suite aux allégations sans fondement formulées par une personne ou par un régime", a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.Lundi, le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, avait demandé à Téhéran d'accorder à ses inspecteurs un accès à deux sites soupçonnés d'avoir pu abriter par le passé des activités nucléaires non déclarées.
L'Iran avait déjà souligné début mars n'avoir "aucune obligation" de donner accès à ces sites, qui...


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