Le député libanais Alain Aoun. Photo d'archives Ani
Dans quelques heures, le Liban va "officiellement" annoncer ne pas pouvoir payer ses dettes, a estimé sur son compte Twitter le député Alain Aoun, membre du groupe parlementaire du Liban Fort (dont le Courant patriotique libre fondé par le président Michel Aoun est la principale composante). Ce tweet intervient alors que le gouvernement doit trancher, au cours d'un Conseil des ministres à Baabda, qui débutera à 13h, du remboursement ou non des prochaines échéances des titres de dettes publiques en devises émises par le pays, dont une première de 1,2 milliard de dollars à solder le 9 mars.
"Nous vivons les dernières heures avant l'annonce officielle que le Liban ne peut pas rembourser ses dettes", a écrit M. Aoun. "Cet événement inédit est le résultat d'une accumulation de politiques, de choix et d'erreurs qui ont sapé les finances publiques et fait fondre toutes les réserves", a-t-il ajouté. "Rien ne sert de pleurer sur ce qu'il s'est passé ! Ce qu'il faut, c'est mettre en place un plan de sauvetage pour sortir le pays de l'abîme et commencer à l'appliquer", a-t-il estimé.
Le Liban qui croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB, a demandé l'assistance technique du Fonds monétaire international pour évaluer ses options. Une équipe du FMI a effectué une visite de 4 jours au Liban (du 20 au 24 février) au cours de laquelle elle s'est entretenue du dossier avec les responsables.


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