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Dernières Infos - Liban

Sit-in devant les banques et bureaux de change à Saïda

Sit-in devant une banque de Saïda, au Liban-Sud, le 7 mars 2020. Photo Ani

Pour la troisième journée d'affilée, quelques dizaines de manifestants ont organisé samedi des sit-in devant les banques et bureaux de change de Saïda (Liban-Sud) afin de réclamer la protection des petits déposants et de condamner l'augmentation du taux de change livre libanaise/dollar, alors que le pays connait une crise économique et financière aiguë. 

Les contestataires, qui ont réclamé la fermeture des bureaux de change et que les clients des banques puissent accéder à leurs dépôts, ont scandé des slogans condamnant les politiques financières de la Banque centrale du Liban, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). 

Face à un creusement continu de la balance des paiements (flux de biens, de services et de capitaux entre le pays et le reste du monde) que la BDL a dû couvrir en puisant dans ses réserves en devises, les banques avaient vu leurs quotas journaliers de devises fournis par la BDL réduits. Elles avaient donc fini par limiter fortement les retraits de dollars à travers les distributeurs automatiques et les guichets, entraînant l’apparition en septembre d’un taux de change parallèle qui a largement dépassé ces derniers jours les 2500 livres. 

Cette augmentation du taux a provoqué, dans la semaine, un regain du mouvement de contestation qui avait été lancé le 17 octobre. 

Pour la troisième journée d'affilée, quelques dizaines de manifestants ont organisé samedi des sit-in devant les banques et bureaux de change de Saïda (Liban-Sud) afin de réclamer la protection des petits déposants et de condamner l'augmentation du taux de change livre libanaise/dollar, alors que le pays connait une crise économique et financière aiguë. Les contestataires, qui ont réclamé la fermeture des bureaux de change et que les clients des banques puissent accéder à leurs dépôts, ont scandé des slogans condamnant les politiques financières de la Banque centrale du Liban, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Face à un creusement continu de la balance des paiements (flux de biens, de services et de capitaux entre le pays et le reste du monde) que la BDL a dû couvrir en puisant dans...