Le problème des réfugiés syriens est de nouveau à la une des préoccupations de l’Europe avec l’afflux de réfugiés à la frontière gréco-turque. Et ce n’est qu’un début, déclare le président Erdogan qui menace de faire déferler sur l’Europe 20 000 nouveaux chercheurs d’asile, engendrés par les quelque deux millions de déplacés syriens fuyant les combats dans la région d’Idleb.
Des observateurs sur place s’étonnent de voir la population syrienne menacée, prendre invariablement la direction du nord vers la frontière turque, au lieu de prendre la route « du sud, pour rejoindre les régions syriennes sûres et s’y installer momentanément, parmi leurs concitoyens, en attendant la fin des combats.
Pourquoi cette volonté de fuir leur propre et vaste pays pour être parqués dans des camps turcs déjà surpeuplés ? Est-ce le régime Erdogan qui le leur conseille ou les force à se diriger plein nord, pour ensuite les utiliser comme moyen de pression et monnaie d’échange face à l’Europe ? Seraient-ils appâtés par les subsides versés par l’ONU à ceux qui obtiendraient le statut de réfugiés ?
Maintenant que la plus grande partie du territoire syrien est désormais sécurisée et stabilisée à moyen et long terme par la présence russe, ne serait-il pas temps, pour l’ONU, d’exiger des « déplacés-refugiés » une condition de résidence obligatoire sur le sol syrien préalablement au versement de subsides en grande partie financés par l’Union européenne ?
En versant des « salaires mensuels » et des aides de toutes sortes aux « réfugiés » hors de Syrie, l’ONU ne contribue-t-elle pas pour une large part au maintien de ces populations dans les pays d’« accueil forcé » ?
Dans les couloirs des instances internationales, on fait remarquer, en chuchotant bien sûr, qu’il est particulièrement étonnant de constater que ces réfugiés du XXIe siècle continuent à se multiplier et à enfanter à un rythme effréné. À titre d’exemple, le Liban enregistre chaque année quelque 80 000 nouvelles naissances syriennes sur son sol, soit en sept ans une augmentation de plus d’un demi-million de nouveaux réfugiés ; de quoi repeupler une partie de l’Europe.
Le cancer syrien est en train de s’installer lentement, mais sûrement dans le corps Europe, et dont le principal apprenti-généticien n’est autre que le maître d’Ankara qui a de plus en plus de mal à cacher ses racines « idéologiques » et dont nul n’ignore désormais les desseins.
Docteur en sciences politiques et économiques
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