Photo REUTERS/Charles Platiau
La France avance vers une épidémie "inexorable" a prévenu jeudi Emmanuel Macron après un nouveau bond des contaminations au coronavirus, avec 138 nouveaux cas détectés jeudi et un total de sept morts depuis janvier.
"En France, nous avons ce jour à 16H00 (15H00 GMT) 423 cas confirmés, soit 138 cas de plus qu'hier", a annoncé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon au cours de son point presse quotidien. "Nous avons désormais sept personnes décédées, six hommes et une femme", a-t-il ajouté.
Parmi les personnes malades, 23 sont dans un état grave et hospitalisées en réanimation, soit huit de plus que la veille, a-t-il précisé.
Il s'agit de la plus forte augmentation de cas et de décès en une journée depuis le début de la crise.
Toutes les régions métropolitaines du territoire sont désormais touchées, ainsi que la Guadeloupe et la Guyane en Outre-mer. Seuls la Martinique, Mayotte et la Réunion sont exempts de cas avérés.
"Il y a un moment où, nous le savons tous (...) une épidémie est de toutes façons inexorable", a déclaré jeudi le président français, en ouvrant une réunion sur le sujet avec une vingtaine de spécialistes.
"Nous sommes réunis (...) d'abord pour essayer de stopper l'arrivée, ensuite pour ralentir", a-t-il ajouté.
Parmi les nouveaux morts, deux sont "une personne âgée de 73 ans originaire de l'Oise (nord)", l'un des principaux foyers d'infection en France, et "une personne âgée de 64 ans originaire de l'Aisne", un département voisin, a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé.
Les précédents décès enregistrés en lien avec le coronavirus concernaient des personnes à risque ou très âgées.
Jeudi, la dernière région métropolitaine restée jusqu'alors à l'écart de la contamination, le Centre-Val de Loire, a rapporté deux cas.
Et plusieurs sources parlementaires ont indiqué qu'un député LR du Haut-Rhin était actuellement hospitalisé avec des signes de contamination au coronavirus, mais sa contamination n'est pas avérée à ce stade.
A Paris, la RATP (régie de métros) a signalé le premier cas parmi ses agents en station, sans que le trafic du métro s'en trouve perturbé.
Face à la progression de la contamination par le nouveau coronavirus - la France est l'un des principaux foyers en Europe, avec l'Italie et l'Allemagne -, la présidence française a convoqué une trentaine d'experts - médecins, scientifiques et responsables de laboratoires - jeudi autour d'Emmanuel Macron et des ministres de la Santé, Olivier Véran et de la Recherche, Frédérique Vidal.
La France se trouve actuellement au stade 2, qui a été déclaré samedi, et le stade 3 correspond à celui de l'épidémie proprement dite.
Les restrictions collectives, décidées le week-end dernier, restent les mêmes et interdisent en particulier les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu clos, qui favorisent la transmission rapide du virus.
"En France, nous avons ce jour à 16H00 (15H00 GMT) 423 cas confirmés, soit 138 cas de plus qu'hier", a annoncé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon au cours de son point presse quotidien. "Nous avons désormais sept personnes décédées, six hommes et une femme", a-t-il ajouté.Parmi les personnes malades, 23 sont dans un état grave et hospitalisées en réanimation, soit huit de plus que la veille, a-t-il précisé.
Il s'agit de la plus forte augmentation de cas et de décès en une journée depuis le début de la crise.
Toutes les régions métropolitaines du territoire sont désormais...


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