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Le Liban n'a pas "à se soumettre aux intimidations" des fonds internationaux, estime Kassem

Le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem. photo Ani

Le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a estimé mercredi que le Liban n'était pas "obligé de se soumettre à l'intimidation et aux pressions" d'organisations internationales pour résoudre la crise économique actuelle, la pire depuis plusieurs décennies. Ce n'est pas la première fois que le Hezbollah rejette l'éventualité d'un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI). 

"La situation financière du Liban est complexe mais elle n'est pas impossible à résoudre", a déclaré Naïm Kassem lors d'une cérémonie à Bourj el-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth. Il a dans ce cadre estimé que le pays ne devait pas obligatoirement "se soumettre à l'intimidation et aux pressions des Fonds internationaux et des grandes puissances" pour trouver des solutions à cette crise. "Il faut travailler avec sagesse, dans la mesures de nos capacités", a-t-il ajouté. 

M. Kassem a dans ce contexte appelé le gouvernement à mettre sur pied "un plan de réformes économiques et financières exhaustif qui traite notamment en toute objectivité de la question des eurobonds". Le gouvernement de Hassane Diab, qui discute actuellement avec les créanciers du Liban, doit en principe décider d’ici samedi de rembourser ou non les prochaines échéances des titres de dettes publiques en devises émises par le pays, dont une première de 1,2 milliard de dollars à solde le 9 mars.

Le vice-secrétaire général du parti chiite a souligné que les mesures à prendre dans cette perspective ne doivent pas "appauvrir le Liban ni le pousser à la faillite". Il a par ailleurs estimé que, même si le Liban connaît une crise économique, il est actuellement "stable aux niveaux politique et sécuritaire". "Personne ne considère que le pays est dans un état de chaos". 

Mardi, le député du Hezbollah Hassan Fadlallah avait réaffirmé son opposition aux mesures "généralement" proposées par le Fonds monétaire international (FMI), estimant que ces mesures déclencheraient une "révolution populaire".

Le pays qui croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB, a demandé l'assistance technique du Fonds monétaire international pour évaluer ses options. Une équipe du FMI a effectué une visite de 4 jours au Liban (du 20 au 24 février) au cours de laquelle elle s'est entretenue du dossier avec les responsables. Toutefois, aucune décision n'a été prise en matière d'aide financière de la part de l'institution, éventualité contre laquelle le Hezbollah a clairement marqué son opposition.




Le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a estimé mercredi que le Liban n'était pas "obligé de se soumettre à l'intimidation et aux pressions" d'organisations internationales pour résoudre la crise économique actuelle, la pire depuis plusieurs décennies. Ce n'est pas la première fois que le Hezbollah rejette l'éventualité d'un plan de sauvetage du Fonds monétaire...