À part le fait de remercier Myrna Boustany et le comité du festival al-Bustan, une idée m’habitait tout le long du concert des Sonates de Beethoven exécutées avec brio par le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Kit Armstrong : faire un parallèle entre la personnalité et l’âme de Mme Boustany et celles de nos politiciens libanais.
Mme Boustany a certainement entamé ses finances pour maintenir le festival 2020 tandis que nos dirigeants véreux plongeaient dans les finances de l’État pour se gaver et s’enrichir.
Mme Boustany a dû payer de sa poche pour promouvoir la musique et l’art lyrique tandis que nos gouvernants corrompus se remplissaient les poches en se faisant des fortunes colossales.
Mme Boustany avait pour seul souci l’intérêt du Liban et de son public libanais tandis que nos leaders pourris ne se souciaient que de dévaliser le Liban et les Libanais.
J’en viens à me demander naïvement comment des personnes aussi différentes peuvent vivre sous les mêmes cieux, comment des citoyens aussi dissemblables peuvent porter le même nom de « Libanais », comment des êtres aussi divergents peuvent avoir le droit de respirer la même quantité d’oxygène.
Mais il y a certainement une justice divine pour que « vivent Mme Boustany et le comité du festival » et que les autres diables aillent aux enfers.
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Interressant et si vrai.
14 h 20, le 04 mars 2020