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Crimes de guerre en Syrie : le Kremlin rejette les accusations de l'ONU

Des déplacés syriens fuyant les combats à Adwan, près d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 3 mars 2020. AFP / Ibrahim YASOUF

Le Kremlin a rejeté mardi les affirmations des enquêteurs de l'ONU qui ont accusé la veille la Russie de crimes de guerre liés à des frappes aériennes en Syrie.

"Nous ne sommes pas d'accord avec de telles accusations", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon lui, "il est évident qu'aucune commission ne peut recevoir d'informations fiables de ce qui se passe sur le terrain". Et "rien n'est dit des attaques des groupes terroristes, ce qui rend n'importe quel jugement émis par cette commission partial", a-t-il aussi regretté.

Dans un rapport diffusé lundi, qui couvre la période allant de juillet 2019 au 10 janvier, la Commission d'enquête internationale sur la Syrie (COI) affirme avoir trouvé des preuves de la participation d'avions russes à deux frappes aériennes dans la région d'Idleb et dans la campagne de Damas, en juillet et août derniers, qui ont fait plus de 60 morts. Cette publication est intervenue dans un contexte de fortes tensions entre la Turquie et les forces syriennes soutenues par la Russie après l'intensification des hostilités dans le dernier bastion rebelle et jihadiste d'Idleb, sans toutefois être directement liée aux récents affrontements.

La Russie intervient militairement en Syrie depuis septembre 2015 en appui aux forces du régime de Bachar el-Assad et contre les jihadistes. La COI a accusé à plusieurs reprises les différentes parties d'avoir commis des crimes de guerre et dans certains cas de crimes contre l'humanité. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 380.000 morts.

Le Kremlin a rejeté mardi les affirmations des enquêteurs de l'ONU qui ont accusé la veille la Russie de crimes de guerre liés à des frappes aériennes en Syrie."Nous ne sommes pas d'accord avec de telles accusations", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon lui, "il est évident qu'aucune commission ne peut recevoir d'informations fiables de ce qui se passe sur le terrain". Et "rien n'est dit des attaques des groupes terroristes, ce qui rend n'importe quel jugement émis par cette commission partial", a-t-il aussi regretté.Dans un rapport diffusé lundi, qui couvre la période allant de juillet 2019 au 10 janvier, la Commission d'enquête internationale sur la Syrie (COI) affirme avoir trouvé des preuves de la participation d'avions russes à deux frappes aériennes dans la région d'Idleb et...