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Syrie : Ankara rejette la version de Moscou des frappes contre des militaires turcs

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. Photo d'archives AFP

La Turquie a rejeté vendredi l'affirmation de Moscou selon laquelle des soldats turcs tués la veille par des frappes aériennes dans le nord-ouest de la Syrie avaient été touchés car ils se trouvaient parmi "des terroristes".

"J'aimerais souligner qu'aucun élément armé ne se trouvait au côté de nos unités au moment de cette attaque", a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar.

Au moins 33 militaires turcs sont morts dans ces frappes attribuées par Ankara au régime syrien, soutenu par Moscou, dans la région d'Idleb.

Vendredi, l'armée russe a affirmé que les soldats turcs pris sous le feu de l'armée syrienne se trouvaient parmi des "unités combattantes de groupes terroristes" qui étaient ciblées par les avions.

Elle a ajouté que la Turquie n'avait pas communiqué la présence de ses troupes dans la zone concernée et qu'elles "n'auraient pas dû s'y trouver".

Ces déclarations ont elles aussi été démenties par le ministre turc de la Défense.

"L'attaque a eu lieu alors même que les coordonnées de nos unités avaient été communiquées aux responsables russes présents sur le terrain", a déclaré M. Akar.

Pire, a-t-il ajouté, "l'attaque a continué en dépit de nos avertissements après la première frappe. Lors des bombardements aériens, des ambulances ont elles aussi été touchées", a-t-il affirmé.

Ce démenti illustre l'agacement croissant d'Ankara à l'égard de Moscou, même si la Turquie s'est abstenue jusqu'à présent de toute attaque verbale directe contre la Russie avec laquelle elle a renforcé sa coopération sur le dossier syrien depuis 2016.

Ces dernières semaines, le gouvernement turc a néanmoins plusieurs fois accusé la Russie de ne pas suffisamment brider le régime syrien, dont elle est un des principaux soutiens.

Les pertes essuyées jeudi par la Turquie interviennent après des semaines d'escalade entre Ankara et Damas à Idleb, ultime bastion contrôlé par des jihadistes et des groupes rebelles.

Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a fait plus de 380.000 morts.

La Turquie a rejeté vendredi l'affirmation de Moscou selon laquelle des soldats turcs tués la veille par des frappes aériennes dans le nord-ouest de la Syrie avaient été touchés car ils se trouvaient parmi "des terroristes"."J'aimerais souligner qu'aucun élément armé ne se trouvait au côté de nos unités au moment de cette attaque", a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar.Au moins 33 militaires turcs sont morts dans ces frappes attribuées par Ankara au régime syrien, soutenu par Moscou, dans la région d'Idleb.Vendredi, l'armée russe a affirmé que les soldats turcs pris sous le feu de l'armée syrienne se trouvaient parmi des "unités combattantes de groupes terroristes" qui étaient ciblées par les avions.Elle a ajouté que la Turquie n'avait pas communiqué la présence de ses troupes dans la ...