Le combat des chefs : les Norvégiens Aleksander Aamodt Kilde et Henrik Kristoffersen, et le Français Alexis Pinturault ont rendez-vous ce week-end à Hinterstoder, en Autriche, pour trois épreuves primordiales dans la course au gros globe de cristal. Les trois postulants doivent tous prendre part à un combiné alpin aujourd’hui, un super-G demain et un slalom géant dimanche. À condition que la météo ne vienne pas bouleverser le programme, car des chutes de neige et un fort vent sont annoncés. L’ordre des courses du combiné a d’ailleurs été inversé pour débuter par le slalom et finir par le super-G.
C’est donc à Hinterstoder, à une bonne heure de route de chez Marcel Hirscher, que l’identité du successeur de l’octuple détenteur de la Coupe du monde parti à la retraite en septembre dernier pourrait bien s’affiner dans ce match à trois. Pour l’instant, c’est l’outsider Aleksander Aamodt Kilde qui a les cartes en mains : polyvalent, avec une prédilection marquée pour la vitesse, il occupe la tête du général avec 74 points d’avance sur Henrik Kristoffersen et 124 points sur Alexis Pinturault. Le voyage express en Extrême-Orient lui aura été bénéfique, en prenant la 6e place du géant de Naeba (Japon) au contact de Kristoffersen (seulement 5e) et devant Pinturault (15e). De plus, le slalom n’a pas pu se dérouler au Japon et n’a toujours pas été reprogrammé. En cas de non reprogrammation du slalom de Naeba, il ne restera que deux descentes – discipline à laquelle Pinturault et Kristoffersen ne participent pas en Coupe du monde – et deux slaloms – que Kilde ne dispute pas –, en plus de deux géants et deux super-G, jusqu’à la fin de la saison.
Kilde devra aussi repousser les assauts de ses rivaux pour la Coupe du monde de super-G (le Suisse Mauro Caviezel, le Norvégien Kjetil Jansrud et les Autrichiens Matthias Mayer et Vincent Kriechmayr), qu’il a remportée en 2016. Et si Hinterstoder lui rappelle de bons souvenirs – victoire en super-G en 2016 – il n’est pas le seul à apprécier la piste Hannes-Trinkl : Pinturault y a pris ses premiers points en Coupe du monde (super-G en 2011) et lors de la dernière halte en 2016, il y avait remporté les deux géants, à chaque fois devant Hirscher. Pour Kristoffersen, demain devrait être sa première en super-G. Il prendra sa décision après le combiné d’aujourd’hui, mais le profil assez favorable aux techniciens sur ce super-G devrait l’inciter à prendre le départ.
Source : AFP

