Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. AFP / Tiziana FABI
Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a appelé jeudi les touristes étrangers à revenir dans la péninsule touchée par le nouveau coronavirus, faisant valoir que les foyers de contagion sont limités à de petites zones circonscrites.
"Nos enfants vont à l'école. Si nos enfants vont à l'école, alors les touristes et les entrepreneurs peuvent également venir", a lancé M. Di Maio à la presse étrangère à Rome. "Il y a seulement deux foyers certifiés (dans le nord, ndlr). Sur plus de 7.000 municipalités en Italie, il y en a à peine un peu plus d'une dizaine qui sont concernées" par cette épidémie, a ajouté M. Di Maio, mettant en avant que l'Italie est un pays "fiable et transparent". "On ne peut pas être culpabilisé parce que nous faisons plus de contrôles", a-t-il ajouté, précisant que "personne ne veut minimiser" le sérieux de la situation. Il a toutefois regretté les informations qui présentent toute l'Italie comme une zone à risque. "Les nombreuses nouvelles erronées qui circulent à l'étranger entraînent des dommages pour notre tissu économique", a-t-il insisté. Ces fausses nouvelles font selon lui "plus de dégâts que le risque d'épidémie".
Ainsi par exemple, le taux d'occupation des chambres d'hôtel à Milan, coeur économique du pays situé à seulement une soixantaine de kilomètres du principal foyer d'épidémie, est passé d'environ 85-90% en cette période normalement, à 20%, selon l'antenne locale de l'association hôtelière Federalberghi interrogée par l'AFP.
A Rome, la capitale située dans le centre du pays, loin des foyers de contagion, plus de 50% des réservations jusque fin mars ont été annulées.
Plusieurs grands salons professionnels milanais, comme le Mido, rendez-vous international de la lunetterie, ou le Salon du meuble et du design ont été repoussés.


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