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Le chef de l'ONU pressé par neuf pays du Conseil de sécurité d'en faire plus sur la Syrie

AFP
27/02/2020

Neuf pays du Conseil de sécurité de l'ONU, sur quinze, ont réclamé mercredi au secrétaire général de l'organisation Antonio Guterres d'en faire davantage pour obtenir notamment un cessez-le-feu dans la province d'Idleb en Syrie, selon des diplomates.

Cette demande a été formulée lors d'une réunion d'environ une heure avec le patron de l'ONU. Ce dernier a avancé qu'il en faisait déjà beaucoup dans les coulisses sans que cela soit forcément rendu public, a-t-on précisé de mêmes sources.

Les pays ayant participé à cette rencontre sont le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Estonie, la Tunisie, le Niger et la République dominicaine.

Ils ont demandé à Antonio Guterres "de s'impliquer davantage", lui comme son émissaire pour la Syrie, Geir Pedersen, qui a "une vision un peu trop étroite de son mandat" et qui pourrait faire plus pour tenter d'avoir un cessez-le-feu et faire respecter le droit humanitaire international, ont indiqué des diplomates.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a confirmé la rencontre avec les neuf pays, soulignant que le secrétaire général "travaillait sans relâche" avec les parties au conflit. Il "a deux objectifs clairs: arrêter les massacres et acheminer l'aide humanitaire", a précisé le porte-parole.

Le chef de l'ONU s'est encore entretenu en début de semaine à Genève avec le chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov, qui dès le lendemain mardi a rejeté les appels au cessez-le-feu dans la région d'Idleb, jugeant qu'il s'agirait d'une "capitulation face aux terroristes".

Damas, avec l'appui de l'aviation russe, tente depuis début décembre de reprendre le contrôle de cette région, où quelque 900.000 personnes ont depuis fui les combats. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n'a connu un tel exode sur une période aussi courte.

Après 14 veto de la Russie, souvent soutenue par la Chine, le Conseil de sécurité reste profondément divisé et paralysé sur le dossier syrien. "Tout le monde est un peu frustré" face à ce qui se passe en Syrie, estime sous couvert d'anonymat un diplomate pour expliquer tout à la fois les positions du chef de l'ONU, comme des pays ayant demandé à le rencontrer.

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