Liban

Hariri accuse certaines formations de "déformer" les causes de la crise

L'ex-Premier ministre Saad Hariri présidant une réunion du bloc du Futur, à la Maison du Centre, le 19 février 2020. Photo Ani

L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri a estimé mercredi que les critiques contre le gouverneur de la Banque centrale du Liban, Riad Salamé, sont l'expression "de la douleur des gens", reprochant toutefois à "certaines formations" politiques de vouloir "déformer" les causes de la crise actuelle. Cette déclaration de M. Hariri a été faite alors que le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l'Etat) a appelé ses partisans à un sit-in demain devant le siège de la BDL à Hamra. 

"Ce qu'il se passe dans les banques et les attaques contre le gouverneur de la BDL sont une expression de la douleur des gens", a affirmé M. Hariri qui s'est entretenu avec des journalistes présents à la Maison du Centre, avant la réunion hebdomadaire du bloc du Futur. "Mais il y a des parties qui œuvrent à déformer les causes" de la situation dans laquelle nous nous trouvons. "Nous assumons nos responsabilités", a-t-il ajouté, indiquant que son parti "a fait des erreurs et nous ne couvrirons aucun responsable". 

"Si nous voulons résoudre le problème économique, nous devons d'abord établir un diagnostic", a-t-il ajouté. Et de souligner que le Futur "ne s'opposera à aucune réforme". 

Le pays s'était engagé en 2018 à réduire son déficit public et à entreprendre des réformes structurelles, en contrepartie de promesses d'aides et de dons de la communauté internationale à hauteur de 11,6 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros). Il croule aujourd'hui sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB. Face à cette situation, et aux sévères restrictions imposées ces derniers mois par les banques pour faire face à la crise de liquidités que connait le pays, les contestataires libanais, mobilisés depuis quatre mois, sont particulièrement critiques de la BDL et de son gouverneur, qu'ils accusent de couvrir la corruption des responsables. 

A l'issue de la réunion du bloc, le député Mohammad Hajjar a lu le communiqué final de cette réunion, appelant à des élections anticipées et annonçant la formation d'une commission de responsables du Futur chargée de rédiger une proposition de nouvelle loi électorale. 


L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri a estimé mercredi que les critiques contre le gouverneur de la Banque centrale du Liban, Riad Salamé, sont l'expression "de la douleur des gens", reprochant toutefois à "certaines formations" politiques de vouloir "déformer" les causes de la crise actuelle. Cette déclaration de M. Hariri a été faite alors que le Courant patriotique libre (CPL,...