Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, en mars 2015. Photo d'archives AFP
Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a reçu mercredi le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen que la Russie est accusée de soutenir dans son conflit avec le gouvernement de Tripoli.
Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, les deux hommes ont discuté de la situation en Libye, du "rôle important de négociations" organisées à Moscou en janvier et de la "nécessité de remplir" les conditions fixées lors d'une conférence internationale à Berlin. L'armée russe n'a pas précisé le lieu de leur rencontre et donné peu de détails supplémentaires.
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement libyen d'union nationale (GNA), basé dans la capitale et reconnu par l'ONU, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi la suspension de sa participation aux travaux d'une commission conjointe militaire à Genève avec des représentants de M.Haftar, sous l'égide de l'ONU. Cette décision a été prise à la suite de tirs de roquettes meurtriers, mardi, contre deux ports sous le contrôle du GNA malgré l'entrée en vigueur, mi-janvier, d'un cessez-le-feu peu respecté. Passé à l'offense en avril dernier contre Tripoli, le maréchal Haftar serait soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Jordanie, alors que le GNA, soutenu par l'ONU, bénéficie aussi de l'appui de la Turquie et du Qatar.
La Russie est notamment soupçonnée d'appuyer le maréchal Haftar, un russophone ayant étudié en Union soviétique, avec des armes, de l'argent et des mercenaires du groupe privé russe Wagner, ce que dément Moscou.
Lors d'une conférence internationale à Berlin, le 19 janvier, des promesses ont également été faites de mettre fin aux ingérences, d'encourager les négociations et de respecter l'embargo sur les armes. Des combats sporadiques ont néanmoins toujours lieu quotidiennement près de Tripoli et les armes continuent d'affluer dans le pays.
Les affrontements entre factions rivales libyennes n'ont pas cessé dans le pays depuis la chute, en 2011, du dictateur Mouammar Kadhafi, après une révolte et une intervention militaire menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.
Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, les deux hommes ont discuté de la situation en Libye, du "rôle important de négociations" organisées à Moscou en janvier et de la "nécessité de remplir" les conditions fixées lors d'une conférence internationale à Berlin. L'armée russe n'a pas précisé le lieu de leur rencontre et donné peu de détails supplémentaires.Cette rencontre intervient alors que le gouvernement libyen d'union nationale (GNA), basé dans la capitale et reconnu par l'ONU, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi la suspension de sa participation aux travaux d'une commission...


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