Tableau électrique installé par un propriétaire de générateurs. Photo d'archives L'Orient-Le Jour/Mar S
Le ministre libanais de l'Économie Raoul Nehmé a demandé mercredi au ministre de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, de déférer la municipalité de Haret Hreik, dans la banlieue-sud de Beyrouth, devant le Conseil de discipline pour violation de la loi sur le fonctionnement des générateurs privés.
Cette demande fait suite au refus de la municipalité de coopérer avec les contrôleurs du ministère de l’Économie et de confisquer un groupe électrogène dont le propriétaire refusait de se plier à la loi, ce dont s'étaient plaints les usagers auprès du ministère. Le ministre de l'Économie a demandé à être tenu au courant des suites de la procédure.
La municipalité de Haret Hreik a réagi plus tard dans la journée en publiant un communiqué dans lequel elle dit ne pas avoir reçu de demande écrite du ministère de l'Economie pour la confiscation du générateur, lequel se trouverait hors des frontières de la municipalité, selon cette dernière.
Les propriétaires de générateurs privés sont illégaux mais tolérés depuis des années, Électricité du Liban (EDL) ne produisant pas assez de courant pour alimenter le pays à plein temps depuis la fin de la guerre civile en 1990. Depuis le 1er octobre 2018, le gouvernement oblige ces propriétaires à installer à leur charge des compteurs chez leurs clients pour les facturer selon leur consommation. Les contrevenants ont un délai de dix jours pour installer les compteurs, au risque de voir leurs équipements confisqués.


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