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Un Libanais remporte le concours régional de l’INFINITI Engineering Academy

DISTINCTION

Depuis le 10 janvier, Raoul Samarani, jeune diplômé de l’Université libanaise en génie mécanique, effectue un stage payé au Royaume-Uni dans les secteurs de l’automobile haut de gamme et de la formule 1.

14/02/2020

C’est à Abou Dhabi que s’est tenue la finale du concours lancé par l’académie INFINITI Engineering, dans le cadre de son programme de recrutement des meilleurs talents en ingénierie au monde. Ce jour-là fut décisif dans la vie de Raoul Samarani, fraîchement diplômé en génie mécanique de la faculté d’ingénierie, section 2 de l’Université libanaise. Remportant la première place dans la catégorie du Moyen-Orient, face à neuf autres finalistes venant de pays arabes, l’ingénieur libanais se joint ainsi à six autres lauréats, représentant les régions de l’Asie et de l’Océanie, du Canada, de la Chine, de l’Europe, du Mexique et des États-Unis. « C’est un privilège que d’être le premier Libanais à gagner dans ce programme et à travailler dans le domaine de la formule 1 », se réjouit le jeune lauréat. Et d’ajouter : « C’est une opportunité unique. »

Le jeune lauréat remporte un stage payé d’un an au Royaume-Uni, lui permettant d’acquérir une expérience unique dans les secteurs de l’automobile haut de gamme et de la formule 1. « Cette année de stage est une plus-value sur mon CV. Je serai en mesure d’être recruté à plein temps dans la même entreprise. Sinon, cette expérience servira de passeport dans mon parcours professionnel », assure-t-il.

Raoul Samarani, qui espère travailler plus tard en tant qu’ingénieur en sport automobile, confie : « Au début, j’avais des doutes quant à mes chances d’être sélectionné, parce que je savais que 500 candidats participaient à la compétition, mais quand j’ai été choisi dans le top 10, j’étais confiant que j’allais gagner. »

C’est ainsi que, depuis le 10 janvier, le jeune homme effectue un stage de six mois au centre technique de Nissan, dans le département de contrôle des véhicules. « Notre mission consiste à examiner les automobiles et à les tester », explique-t-il. En juillet, ce jeune ingénieur libanais passera six mois supplémentaires au centre technique de Renault F1, dans le domaine de l’ingénierie du sport automobile. Pour Raoul Samarani, être le premier Libanais à remporter ce stage est une responsabilité qu’il compte assumer jusqu’au bout. « Je suis en train de représenter mon pays dans ces deux entreprises. Ma responsabilité est d’ouvrir la voie aux ingénieurs libanais qui souhaiteront se présenter à ce programme. Je suis tenu de démontrer mes capacités en tant que libanais, surtout dans le domaine de la formule 1 qui est un rêve difficile à atteindre pour nous, les ingénieurs, dans notre pays. »

Un processus de recrutement rigoureux

Si Raoul Samarani a remporté ce concours, c’est suite à un long processus de sélection. Celui-ci a compris plusieurs entretiens et tests dont le but a été de mesurer chez les candidats leurs connaissances des aspects techniques de l’ingénierie automobile ou leur passion pour ce domaine. Lors de la finale, ceux qui ont été retenus se sont affrontés dans une série de défis individuels et collectifs, tel un challenge portant sur l’assemblage d’une voiture. Ces défis ont permis au jury d’évaluer la personnalité des finalistes, leur réflexion stratégique et leurs compétences en communication, ainsi que leur capacité à travailler en équipe et à prendre les bonnes décisions sous stress.

Qu’a fait ce jeune diplômé pour augmenter ses chances d’être sélectionné ? Raoul Samarani avoue avoir compté sur lui-même pour bien se préparer, relisant ses cours et regardant des vidéos sur YouTube.

Dans sa lettre de motivation présentée au début du processus de recrutement, le jeune lauréat avait indiqué : « Je ne suis peut-être pas le candidat le plus compétent, mais je suis une personne qui travaille dur. Ma passion pour la formule 1 et ma curiosité me démarquent des autres. »

Aujourd’hui, Raoul Samarani est en train d’encourager ses camarades à présenter leur candidature à la prochaine édition de ce programme. « Ils sont capables de remporter ce concours, assure-t-il. Les étudiants libanais en ingénierie ont le potentiel d’exceller dans leur domaine, mais la mauvaise gestion du pays par la classe polique ne le leur permet pas. »



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