Cette décision de justice a été émise par le juge des référés de Nabatiyé, Ahmad Mezher. Le jugement prévoit que si la banque ne remet pas immédiatement le montant de 11 396 850 livres à la mère du déposant, l'établissement sera obligé de payer une amende d'un million de livres par jour de retard.
La Byblos Bank a réagi à travers un communiqué en précisant que l’objet du contentieux ne concerne aucunement une tentative de restriction sur le compte en question, mais simplement sur la procuration. L’établissement avait demandé un document conforme à sa requête, afin de lui en donner les prérogatives nécessaires.
Le juge Mezher a émis, au cours des dernières semaines, plusieurs jugements similaires donnant raison à des déposants souhaitant effectuer des retraits ou des versements à l'étranger , alors que les banques libanaises imposent d'importantes restrictions et limitations des retraits pour faire face à une importante crise de liquidités
Les banques libanaises, très exposées à la dette publique galopante du pays (près de 90 milliards de dollars, soit 150 % du PIB, un des pires ratios au monde), ont de leur côté mis en place de façon informelle et unilatérale des mesures de contrôle de capitaux qui ont frappé de plein fouet l’activité des entreprises et alimenté un climat anxiogène poussant de nombreux déposants à chercher à retirer leur argent des banques.


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