L'ex-président soudanais Omar el-Bachir donne un discours pour le 63e anniversaire de l'indépendance de son pays, le 31 décembre 2018. Photo AFP
Incarcéré à Khartoum depuis sa destitution en avril 2019, M. Bachir, 67 ans, est recherché par la CPI, basée à La Haye, pour des crimes au Darfour (ouest), durant un conflit meurtrier qui a éclaté en 2003 avec des insurgés issus de minorités ethniques s'estimant marginalisées. Trois autres personnes sont poursuivies par la CPI pour les mêmes chefs d'accusation: Ahmed Haroun, Abdelrahim Mohammad Hussein et Ali Kosheib.
"Ceux qui ont été accusés par la CPI doivent y aller", a affirmé Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué.
Cette déclaration survient après qu'une délégation du gouvernement a rencontré des groupes rebelles dans la capitale du Soudan du Sud, Juba.
La justice et la réconciliation au Darfour -où 300.000 personnes ont été tuées et des millions déplacées depuis le début du conflit selon l'ONU-, ont été au cœur des discussions, a précisé Mohamed al-Taayichi.
La rencontre a abouti à un accord pour la mise en place de plusieurs mécanismes pour pacifier la région, d'après la même source.
Le conflit au Darfour a éclaté en 2003 quand des rebelles issus de minorités ethniques s'estimant marginalisées ont pris les armes contre le régime de Bachir.


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