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Dernières Infos - Liban

Centre-ville : les forces de sécurité commencent à employer les gaz lacrymogènes contre les manifestants

Des manifestants rassemblés le 11 février 2020 devant l'immeuble An-Nahar, au centre-ville de Beyrouth. Photo Stéphanie Khouri

Les forces de sécurité ont commencé dès mardi matin à employer les gaz lacrymogènes et les canons à eau pour disperser les manifestants qui tentent de barrer les accès au Parlement dans le centre-ville afin d'empêcher la tenue de la séance de vote de confiance au gouvernement Diab.

Selon les journalistes de L'Orient-Le Jour sur place, les protestataires avaient commencé à se répartir tôt le matin en plusieurs endroits du centre-ville. Des militants venus des différentes régions, notamment de la Békaa ou de Tripoli, avaient pour leur part afflué dès lundi soir et avaient campé pour certains dans le centre-ville malgré le froid. Beaucoup de militants de Beyrouth s'étaient portés volontaires sur les réseaux sociaux pour héberger des manifestants venus des régions éloignées de la capitale, alors que plusieurs mosquées et églises leur avaient ouvert leurs portes.

Les forces de sécurité étaient déployées en force aux abords du Parlement transformé en camp retranché, et semblaient beaucoup plus déterminées que lors des réunions précédentes des députés à employer la manière forte, selon plusieurs témoignages.

"Je ne pense pas qu'on va réussir à bloquer la session, mais le fait d'être là, c'est un outil de pression important pour leur dire qu'on est toujours présent, même si le gouvernement va obtenir la confiance", a déclaré Joseph, un manifestant, à la journaliste du Commerce du Levant Nada Maucourant Abdallah.

"J'encourage tous les Libanais à descendre, aujourd'hui est un jour important, il faut montrer que ce Parlement ne nous représente pas, ni ce gouvernement", dit un autre manifestant, Rami, 24 ans.

Plusieurs manifestants étaient venus munis de parapluies pour se protéger des canons à eau. D'autres jetaient des pierres en direction des forces de sécurité.

Les protestataires ont commencé peu à peu à se regrouper vers Zokak el-Blatt d'où les députés semblent accéder au Parlement, selon notre journaliste Stéphanie Khouri.

Les forces de sécurité ont commencé dès mardi matin à employer les gaz lacrymogènes et les canons à eau pour disperser les manifestants qui tentent de barrer les accès au Parlement dans le centre-ville afin d'empêcher la tenue de la séance de vote de confiance au gouvernement Diab.Selon les journalistes de L'Orient-Le Jour sur place, les protestataires avaient commencé à se répartir tôt le matin en plusieurs endroits du centre-ville. Des militants venus des différentes régions, notamment de la Békaa ou de Tripoli, avaient pour leur part afflué dès lundi soir et avaient campé pour certains dans le centre-ville malgré le froid. Beaucoup de militants de Beyrouth s'étaient portés volontaires sur les réseaux sociaux pour héberger des manifestants venus des régions éloignées de la capitale, alors que plusieurs...