Photo Clotilde Bigot
Des dizaines de protestataires se sont rassemblés mercredi en début de soirée, place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth, à la veille du Conseil des ministres lors duquel sera en principe approuvée la déclaration ministérielle du gouvernement de Hassane Diab.
"Nous sommes là contre ce gouvernement qui ne nous représente pas", affirme Elise Moukarzel, une manifestante de 56 ans, à notre journaliste sur place Zeina Antonios. "Ce sont les mêmes, alors que le pays est au bord de l'effondrement. Nous voulons un cabinet qui représente le peuple et qui sauvegarde nos droits", poursuit-elle.
"Pas de confiance, évidemment, à ce gouvernement. Ce cabinet, on nous l'a imposé. Tous ces ministre sont affiliés à des partis politiques, malgré ce qu'on dit sur leur expertise", affirme pour sa part une autre manifestante, Lina. "On se fiche du peuple", lâche cette femme au foyer de 55 ans.
C'est sur la base de la déclaration ministérielle que les députés libanais devront accorder ou non leur confiance au nouveau cabinet, déjà rejeté par la rue. La date de la séance parlementaire du vote de confiance n'a pas encore été fixée, mais pourrait intervenir le 11 février.


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